Cinéma "Moderne": ouverture du procès de la fusillade

BERNE - Le procès de la fusillade du cinéma "Moderne" s'est ouvert lundi à Lausanne. L'amie du tueur, qui s'est suicidé après avoir tué un spectateur, a rejeté toutes les accusations cherchant à démontrer sa part de responsabilité dans le carnage.Malgré de très nombreuses questions posées sur le déroulement de la journée fatale du 19 février 2002, la jeune femme de 26 ans a répété à chaque fois qu'elle ne s'était pas doutée un instant de ce qui allait se passer. "Un jour comme les autres", a-t-elle affirmé devant la Cour.Pour elle, il était "impensable" que son ami, 25 ans à l'époque, puisse passer effectivement à l'acte même s'il en avait parlé et qu'il avait pris et chargé son fusil d'assaut. "Ça ne m'a pas traversé l'esprit", a-t-elle déclaré à maintes reprises en soulignant que son compagnon ne "supportait pas la vue du sang".Pourtant, le maçon est bel et bien entré dans le cinéma pornographique pour y décharger son arme et tuer un spectateur et en blesser deux autres. Sa compagne l'avait alors quitté pour aller chercher leur enfant à la garderie. En revenant devant le cinéma, elle sera arrêtée par police.En mai dernier, le juge d'instruction a retenu des charges très lourdes contre elle, comme instigation à assassinat, instigation au meurtre, homicide par négligence, instigation à lésions corporelles graves. Il l'accuse aussi d'incitation et assistance au suicide et d'instigation à mise en danger de la vie d'autrui.Les deux avocats de l'accusée estiment au contraire qu'elle est innocente. La jeune femme a dit "regretter" ce qui s'est passé. Elle affirme avoir aidé de son mieux son ami qui menait une double vie. Ce dernier lui avait révélé sa bisexualité et ses habitudes dans le milieu de la prostitution masculine, ce qui le dégoûtait et l'aurait poussé à cette tuerie. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.