Crédits à la formation: PS, PRD, et PDC favorables à une hausse

BERNE - La hausse des crédits à la formation et la recherche pour 2008-2011 pourrait finalement atteindre 6%. Le PS, le PDC et le PRD se sont mis d'accord à Watteville sur le principe d'une hausse supérieure aux 4,5% prévus par le Conseil fédéral.Ces formations, qui forment ensemble une majorité au Parlement, n'ont cependant pas réussi à convaincre l'UDC. Celle-ci veut se contenter d'augmenter de 3,5% l'enveloppe de quelque 4,56 milliards de francs prévue dans le budget 2007.Les démocrates du centre font valoir que ce taux dépasse déjà la croissance des dépenses des autres domaines, a indiqué le président du PS Hans-Jürg Fehr à l'issue de la rencontre entre le gouvernement et les quatre grands partis.De leur côté, les socialistes et les radicaux sont même prêts à aller au-dessus de 6%. Les premiers ont réaffirmé leur volonté de grimper à 10%, les seconds à 8%. Ils continuent toutefois de diverger sur le mode de financement.Le PRD veut en effet financer 4,5% sur le budget de la Confédération tandis que les 3,5% restants devraient être pris en charge par une fondation encore à créer. Celle-ci serait alimentée au travers de la vente d'actions de Swisscom ou de celle de l'aérodrome de Dübendorf (ZH) par exemple.Le PS plaide pour sa part pour un financement basé uniquement sur le budget. Un point de vue partagé par le PDC. Ce parti défendra une augmentation de 6%, censée garantir le statu quo dans le domaine de la formation et la recherche.Une hausse de 6% serait un pas en direction des cantons, qui réclament 8%. Ceux-ci sont en outre très remontés contre les velléités de la Confédération de se désengager dans le domaine des hautes écoles spécialisées (HES) et de la formation professionnelle.Là aussi, le PRD, le PDC et le PS désavouent le gouvernement. Ils s'opposent à la révision projetée, car réduire la part fédérale dans ces secteurs - fixée officiellement à 33% pour les HES et 25% pour la formation professionnelle - risque de conduire à un "gros conflit inutile" avec les cantons, a souligné Hans-Jürg Fehr.Les quatre partis gouvernementaux sont en revanche sur la même longueur d'onde quant à l'opportunité de créer un département de la formation. Regrouper dans une entité les activités réparties actuellement entre les Départements fédéraux de l'intérieur et de l'économie permettrait de gagner en efficacité, selon eux. /ATS
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