Emblème de la Croix-Rouge: décision prise en décembre à Genève

GENÈVE - L'introduction du "cristal rouge" comme emblème de la Croix-Rouge sera décidée les 5 et 6 décembre à Genève. La Suisse a convoqué les 192 Etats parties aux Conventions de Genève. Israël a félicité Berne. L'Autorité palestinienne est plus réservée. Le symbole proposé est un carré rouge sur fond blanc reposant sur sa pointe. S'il est accepté, il s'ajoutera aux figures existantes de la croix, du croissant ou du lion-et-soleil rouges. L'emblème additionnel n'a "aucune connotation nationale, religieuse ou culturelle", a expliqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué. Il pourra être utilisé par les sociétés nationales qui rejettent les emblèmes actuels. L'adoption du "cristal rouge" permettrait également aux secours israéliens du Magen David Adom (MDA) d'intégrer le Mouvement de la Croix-Rouge. Le MDA a toujours été exclu car son signe distinctif, l'étoile de David, n'est pas reconnu. La question de l'emblème additionnel de la Croix-Rouge a dominé la tournée de Micheline Calmy-Rey au Proche-Orient, au début de la semaine dernière. Lors de sa visite, la cheffe du DFAE a estimé avoir obtenu un soutien supplémentaire en vue de la convocation d'une conférence diplomatique avant la fin de l'année. Le Mouvement de la Croix-Rouge (CICR et Fédération) a salué la décision de la Suisse de convoquer une conférence diplomatique. Il a appellé les 192 Etats parties à soutenir le protocole additionnel aux Conventions de Genève qui leur sera soumis début décembre. De son côté, Israël a félicité la Suisse. Le ministre des affaires étrangères Silvan Shalom a remercié le gouvernement helvétique de ses efforts, a indiqué dans un communiqué la Mission d'Israël auprès de l'ONU à Genève. Selon Silvan Shalom, l'incorporation de la MDA au Mouvement de la Croix-Rouge corrige "une injustice historique." L'intégration du MDA est aussi une nouvelle étape vers "la normalisation de la position d'Israël sur la scène internationale." Le représentant palestinien à Berne, Anis Al-Qaq, a appuyé le projet. Il a toutefois émis des réserves. "Nous n'avons rien contre le nouveau symbole. Mais la véritable question est ailleurs: le droit international continue d'être violé dans les territoires occupés", a-t-il dit à l'ats. /ATS
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