Etude sur les perspectives du nucléaire

VILLIGEN AG - Maintenir ou augmenter la production d'énergie alors que les centrales nucléaires vieillissent: pour ce faire, l'Institut Paul Scherrer propose de remplacer les installations existantes par un matériel de la dernière génération. L'arrêt des premières centrales nucléaires en 2020 engendrera une baisse de l'approvisionnement en électricité. Pour y remédier et produire un courant bon marché, sans dégagement de CO2, les énergies renouvelables sont toutes désignées, mais le nucléaire aussi, affirme le PSI jeudi dans sa revue "Energie Spiegel." L'institut a mené une étude sur mandat de l'Office fédéral de l'énergie, dans le cadre du projet "Perspectives énergétiques 2035/2050". Il a sondé le potentiel et les coûts des technologies nucléaires du futur. Les centrales nucléaires produisent 40 % du courant en Suisse. Dans son étude, l'Institut Paul Scherrer (PSI) arrive à la conclusion que favoriser l'énergie nucléraire dans une perspective de développement durable assurerait un approvisionnement en électricité bon marché et sans émissions polluantes. L'enquête est centrée sur le remplacement des installations sur des sites existants. Le peuple a certes rejeté en mai 2003 l'initiative "Sortir du nucléaire", mais la construction de nouvelles centrales ne semble guère réalisable au plan politique. Le potentiel technique et économique de l'énergie nucléaire sur les sites existants permettrait cependant différents niveaux d'approvisionnement, du maintien de la puissance actuelle à une augmentation par des installations plus performantes, affirme le PSI. Le PSI envisage donc le remplacement des centrales existantes par des réacteurs de la troisième génération, comme le réacteur européen à eau pressurisée (EPR) qui se construit en Finlande. /ATS
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29.06.2011
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