Formation: les partis et le Conseil fédéral satisfaits du "oui"

BERNE - Les partis politiques unanimes saluent l'approbation par le peuple de la modification constitutionnelle sur la formation. Le Conseil fédéral, satisfait, a précisé qu'il appliquera les nouveaux articles "ni plus, ni moins", sans verser dans l'excès de zèle.La Confédération ne va ainsi pas s'impliquer financièrement dans le domaine de la formation continue, car le marché privé fonctionne "de manière tout à fait satisfaisante", a dit Pascal Couchepin. Pour leur part, les opposants au projet craignent un dessaisissement démocratique futur.Pour eux, les articles approuvés dimanche diminuent la souveraineté des cantons. Sans être contre l'harmonisation, le conseiller national vaudois popiste et membre du comité "non le 21 mai" Josef Zisyadis a dit craindre un "dessaisissement démocratique".Il estime que les articles permettent la mise en place d'organes hybrides entre les cantons et la Confédération et que les élus et le peuple se verront déssaisir des dossiers. Il craint en outre une privatisation ultérieure des hautes écoles.A l'autre extrême de l'échiquier politique, le conseiller national UDC valaisan Oskar Freysinger a dénoncé "un pas en avant vers un seul système éducatif à la française". Ce système coûtera cher et ne répondra pas aux problèmes réels de l'école qui sont avant tout sociaux, selon lui.Les partis, en revanche, se félicitent de ce résultat. Selon Martine Brunschwig Graf, membre du comité "oui à la formation", rassemblant sept partis, le souverain a non seulement manifesté dimanche une très forte volonté d'harmonisation au niveau national mais aussi sa confiance à l'égard des cantons, qui auront une obligation de résultats.Avec ce vote, les projets d'harmonisation en cours au niveau suisse (HarmoS) et au niveau romand (PECARO) trouvent toute leur légitimité, estime Anne-Catherine Lyon, conseillère d'Etat vaudoise et présidente de la Conférence intercantonale de l'instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP). Un "non" aurait signifié leur mort politique.Pour la future présidente Isabelle Chassot, l'ampleur du "oui" constitue un "mandat impératif" aux directeurs cantonaux de l'instruction publique. "Cela signifie une obligation de résultats". /ATS
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