Hausse épidémique des maladies cardio-vasculaires

BERNE - La Suisse n'échappe pas à l'épidémie de maladies cardio-vasculaires qui frappe les populations vieillissantes. Parmi les 14'000 volontaires examinés en 2005, 10'000 présentaient un risque d'infarctus du myocarde ou d'attaque cérébrale.En Suisse, quelque 50'000 personnes sont victimes d'infarctus du myocarde, d'attaques cérébrales ou d'arrêts circulatoire chaque année. Les accidents circulatoires qui provoquent près de deux décès sur cinq vont encore prendre de l'importance à l'avenir, a affirmé devant la presse le professeur Felix Gutzwiller.Les données récoltées lors de la campagne "Rendez-vous du coeur" menée l'an dernier par la Fondation suisse de cardiologie sont claires pour le directeur de l'Institut de médecine sociale et préventive de Zurich: "Il y a urgence".Trois personnes sur dix qui se sont soumises à un dépistage dans le bus de la fondation sillonnant la Suisse présentaient un excès de poids combiné à une hypertension artérielle. Quatre sur dix avaient des kilos en trop et des taux exagérés de graisse dans le sang.Dans la moitié des cas, le trop haut cholestérol s'alliait avec une hypertension artérielle et une part de 6,5 % avaient trop de sucre dans le sang. Pour couronner le tout, les facteurs de risque ne s'additionnent pas mais ont un effet multiplicateur, a relevé le Dr Gutzwiller.La menace passe le plus souvent inaperçue: les personnes à risque ne ressentent rien de particulier, a souligné le chercheur et conseiller national.Le spécialiste reconnaît "qu'il faut bien mourir de quelque chose" mais on peut ajouter des années à sa vie par des mesures très simples". M. Gutzwiller recommande de prendre soin de son coeur en bougeant plus, en veillant à une alimentation pauvre en graisses et en sucres et en contrôlant, dès l'âge de 50 ans, sa tension artérielle et son taux de cholestérol.L'état de santé d'une personne de septante ans est meilleur qu'il y a vingt ans, a cependant nuancé le professeur. Le mode de vie et les thérapies font reculer les risques de 1 % chaque année pour cette catégorie d'âge. Les accidents vasculaires se déplacent vers un âge plus avancé mais leur nombre continue d'augmenter.La présidente de la Fondation suisse de cardiologie Therese Junker a remis le rapport de l'action de prévention, sponsorisée par un grand groupe pharmaceutique, au ministre de la santé Pascal Couchepin. /ATS
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