Intégration des étrangers à améliorer en Suisse, selon l'ODM

BERNE - L'Office fédéral des migrations (ODM) préconise de renforcer les mesures pour mieux intégrer les étrangers. Les efforts doivent surtout porter sur la formation professionnelle et le marché du travail, selon deux rapports demandés par le ministre Christoph Blocher.Le premier dresse un état des lieux en matière d'intégration des quelque 1,5 million d'étrangers résidant en Suisse, l'autre s'attache à proposer des solutions pour résoudre les problèmes en matière de naturalisation.Malgré les efforts déjà consentis, des déficits concernant l'intégration d'une partie des étrangers demeurent. Ceux-ci résultent en premier lieu d'une situation socio-économique difficile et du manque de formation, estime l'ODM.L'accès à une activité lucrative, qui permet d'éviter la dépendance de l'aide sociale et de réduire la délinquance, est une "condition déterminante à une intégration réussie", selon les services du ministre de jutice et police. Or, plus de 200'000 étrangers sont pauvres ou risquent fortement de le devenir, selon les statistiques.Le second rapport a été établi en vue de régler les questions en suspens après le refus du peuple de faciliter la naturalisation des jeunes étrangers de la deuxième génération (troisième du genre) et d'octroyer automatiquement la nationalité à ceux de la troisième génération, le 26 septembre 2004.Vu le résultat de la votation, un "nouveau projet de révision ne saurait être soumis au peuple dans un avenir proche", relève l'ODM. Mais les cantons jugent que la nécessité de définir, dans le droit fédéral, des facilités de naturalisation uniformes pour les jeunes étrangers "subsiste à plus long terme".Concernant la naturalisation de la 2e génération, les cantons sont autorisés à reprendre la réglémentation refusée en 2004, rappelle l'office. Les facilités seraient ainsi accordées aux jeunes qui ont effectué au moins cinq ans de scolarité en Suisse.L'octroi de la nationalité aux enfants de la 3e génération nés en Suisse ne peut en revanche pas être repris tel quel. Il serait cependant possible de permettre une demande de naturalisation à partir de onze ans "selon une procédure aussi peu bureaucratique que possible", propose l'ODM. /ATS
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