Joseph Deiss plaide pour l'ouverture et les réformes

BERNE - En fin de compte, une adhésion à l'Union européenne est inéluctable: le conseiller fédéral démissionnaire Joseph Deiss a pris congé de l'Assemblée fédérale en prononçant un plaidoyer, en français, pour l'ouverture et les réformes économiques.Depuis la fin de la guerre froide, la Suisse s'est trouvée quelque peu désemparée. Des réformes profondes étaient indispensables. Comme ministre des affaires étrangères puis de l'économie, "j'ai toujours placé la croissance économique et l'ouverture au centre de mon action", a déclaré le Fribourgeois.Dans le domaine de l'ouverture au monde, des avancées ont eu lieu, comme l'adhésion à l'ONU ou les accords bilatéraux. Mais "la route est laborieuse et surtout coûteuse". Souvent les débats essentiels, comme celui sur l'adhésion à l'UE, n'ont pas eu lieu, a souligné Joseph Deiss.A ses yeux, il est indispensable que le Conseil fédéral et le Parlement remplacent l'approche comptable et simpliste de la tondeuse à gazon par de véritables choix politiques. "La Suisse doit surmonter son penchant au provincialisme".Rappelant son ancrage démocrate-chrétien, le conseiller fédéral démissionnaire a en outre plaidé pour la concordance. Et de s'affirmer convaincu, qu'après la polarisation, les avantages du centre et du consensus seront redécouverts. Et de lancer une pique à l'UDC. "SVP (nom du parti en allemand) est, en français, la première forme de politesse qu'on apprend aux enfants".Un Fribourgeois par excellence, un Européen engagé et un homme de dialogue: le président de l'Assemblée fédérale Claude Janiak a rendu hommage en ces mots, en français et en allemand, au ministre sur le départ."Certains se demandent si Joseph Deiss est plutôt Romand ou Alémanique. Impossible de le dire". Selon Claude Janiak, aucun accent ne trahit l'appartenance à une communauté plutôt qu'à une autre. "Il est tout simplement Fribourgeois".Revenant sur la carrière universitaire et politique de celui qui a été professeur d'économie et surveillant des prix, le président a noté que Joseph Deiss a "apporté à la vie parlementaire le sérieux dans l'engagement politique, des dons d'analyse exceptionnels et l'étude approfondie des dossiers".En tant que chef de la diplomatie suisse, il "a fait honneur à notre pays". Sur la question européenne, il n'a jamais caché ses convictions et a pris position pour une adhésion à l'UE. /ATS
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