Le droit humanitaire au centre de la politique Suisse

La défense du droit humanitaire reste au centre de la politique étrangère de la Suisse. Pour le Conseil fédéral, l'ONU représente une enceinte privilégiée pour son engagement en faveur de la paix.Quatre rapports sur différents aspects de la politique étrangère de la Confédération ont été publiés par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). L'un des textes aborde par ailleurs une éventuelle candidature de la Suisse au Conseil de sécurité de l'ONU. Une hypothèse qui ne doit "pas d'emblée être écartée", alors que son évocation par Micheline Calmy-Rey avait suscité des critiques dans le camp bourgeois.Ce scénario reste de toute manière de la musique d'avenir: il faut en effet compter au moins quinze ans entre le lancement d'une candidature et l'entrée effective au Conseil de sécurité.Selon les conclusions générales de ces rapports, l'engagement humanitaire de la Suisse et ses efforts en matière de bons offices ne sont pas freinés par la neutralité.De plus , le droit international revêtant une "importance capitale", la Suisse voit d'un mauvais oeil une éventuelle révision des Conventions de Genève, dont elle est dépositaire. Pour Berne, l'ouverture de négociations à ce sujet comporte le risque que des Etats profitent de l'occasion pour affaiblir leurs devoirs.S'agissant d'un éventuel conflit avec la neutralité, le rapport souligne que d'autres pays neutres ont déjà siégé au Conseil de sécurité, comme l'Autriche, la Suède, la Finlande ou encore l'Irlande. /ATS
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