Le Grand Conseil tessinois dit non à une commission d'enquête

BELLINZONE - Le Grand Conseil tessinois a refusé de nommer une commission d'enquête parlementaire (CEP) sur l'affaire baptisée "Fiscogate". Il a estimé que l'examen du cas de la fondation Masoni par une commission administrative suffisait.Au terme d'une vive discussion, le parlement a repoussé par 41 non contre 17 oui et 25 abstentions la CEP demandée par le Parti socialiste (PS).Auparavant, le gouvernement avait adressé au parlement un préavis négatif sur la constitution d'une telle commission. Il a retenu, comme l'a précisé Luigi Pedrazzini, chef du département de justice, "qu'une commission parlementaire se justifie uniquement en cas d'événement de grave portée institutionnelle."Même si l'affaire baptisée "Fiscogate" par la presse tessinoise a été "fortement médiatisée également hors du canton, elle n'a pas une incidence considérable au niveau institutionnelle." Selon le gouvernement, la commission administrative, formée de trois anciens juges, doit suffir à faire la lumière sur les problèmes que connaît le service des contributions et sur l'imposition fiscale de la fondation de la famille Masoni.Le PRD a réaffirmé sa totale confiance à Marina Masoni, sa conseillère d'Etat, cheffe du département des finances. Mme Masoni est depuis quelques semaines sur la sellette à cause du mauvais fonctionnement du fisc tessinois et en raison de la découverte d'une fondation de famille, constituée par ses parents en 1983, ayant élu son domicile fiscal hors du Tessin.En revanche le PS, les Verts et le Pdl (Parti du travail) ont estimé que le cas justifiait une enquête approfondie de la part du Grand Conseil. Comme certains députés de la Lega, la gauche n'a pas mâché ses mots, parlant de "scandale, d'omertà, de manque de courage et de peur de découvrir d'autres irrégularités au sein de l'administration cantonale."Mardi dernier, le Conseil d'Etat tessinois avait décidé, à l'unanimité, de retirer la responsabilité du service cantonal des contributions à Mme Masoni. Il l'a placé sous la direction temporaire de l'économiste radical Edy dell'Ambrogio.M. dell'Ambrogio restera en place durant la durée de l'enquête administrative qui doit faire toute la lumière sur le comportement des directeur et vice-directeur du fisc tessinois. En juillet dernier, ceux-ci ont omis de taxer une chaîne d'habillement lors du passage de propriété aux fils du fondateur. /ATS
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