Législatives tchèques: l'opposition de droite remporte le scrutin

PRAGUE - Après neuf ans d'opposition, les conservateurs tchèques ont battu la coalition de gauche au pouvoir lors des élections de vendredi et samedi en remportant 35,38% des voix. Mais ils pourraient ne pas être en mesure de constituer une majorité au parlement.Le Parti démocratique civique (ODS, droite libérale) devance les sociaux-démocrates (CSSD), qui totalisent 32,32% des suffrages, selon les résultats définitifs de l'Office national des statistiques (CSU).Le KSCM, le dernier parti communiste non-réformé d'Europe centrale mais le plus populaire, n'a obtenu que 12,81% des voix, bien en deçà de ses espérances. L'audience des chrétiens-démocrates (KDU-CSL) baisse à 7,22% tandis que les Verts (SZ) accèdent pour la première fois au Parlement tchèque avec 6,29% des voix.Les Verts tchèques deviennent ainsi le premier parti écologiste d'Europe de l'Est à obtenir une représentation parlementaire.La poursuite de l'intégration européenne a constitué l'une des principales divergences entre les deux grands partis: les sociaux- démocrates prônaient le passage à l'euro d'ici 2010 quand la droite, elle, se montre nettement moins empressée.L'ODS disposera de 81 des 200 sièges au sein de la chambre des Députés, ce qui ne lui permet pas d'obtenir une majorité souhaitée avec les chrétiens démocrates (13 sièges) et les Verts (6). Les sociaux démocrates (74) et les communistes (26) détiennent eux aussi 100 sièges dans la nouvelle chambre basse.Le président Vaclav Klaus a annoncé samedi qu'il engagerait lundi des négociations avec l'ODS sur la formation d'un nouveau gouvernement. C'est sans doute au chef de l'ODS, Mirek Topolanek, qu'il reviendra la tâche de chercher une solution.La formation d'une grande coalition ODS-CSSD ou la convocation d'élections anticipées étaient les solutions les plus fréquemment avancées samedi soir par les analystes politiques et financiers.De son côté, le bouillant Premier ministre Jiri Paroubek a refusé de reconnaître la victoire de l'ODS en annonçant qu'il n'excluait pas de saisir la Cour suprême administrative. Il a accusé l'opposition de "manipulation sans précédent".Selon lui, l'ODS serait à l'origine du scandale qui a éclaboussé son parti en fin de campagne. /ATS
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