Les taux de particules fines dépassent à nouveau la limite

BERNE - Pas de répit sur le front des particules fines: les concentrations dans l'air ont encore atteint des sommets. Le lien entre ces dépassements de limite répétés et la santé chancelante de nombreuses personnes en ce moment n'est toutefois pas établi.La valeur-limite de 50 microgrammes par mètre cube a été dépassée une nouvelle fois dans dix des treize stations de mesure du réseau NABEL. Vers midi, la moyenne des dernières 24 heures avait franchi la barre des 160 µg/m3 à Berne et Lausanne.Pour lundi, la moyenne journalière s'est établie dans ces villes à respectivement 149 et 143 µg/m3, les niveaux les plus élevés depuis le début de l'année. Le record était détenu jusqu'ici par la station d'Härkingen (SO), proche d'un noeud autoroutier, avec 133 µg/m3 enregistrés le 14 janvier.Même si les villes du plateau restent les principales concernées, la campagne et la montagne ne sont pas épargnées. Près de 130 µg/m3 ont été recensés mardi à Payerne (VD) et quelque 140 µg/m3 à Tänikon (TG). Les 100 µg/m3 ont été frôlés au Rigi, à plus de 1000 mètres d'altitude.Egalement à plus de 1000 mètres d'altitude, Chaumont (NE) n'a pas franchi la valeur-limite de 50 µg/m3 depuis le début de l'année. Le seuil fixé dans l'ordonnance sur la protection de l'air ne devrait pas être dépassé plus d'une fois par an. Cela a toutefois déjà été le cas à 20 reprises à Berne, à 19 reprises à Lausanne et à 17 reprises à Zurich.La Confédération estime à 3700 le nombre de personnes qui décèdent chaque année d'affections liées aux particules fines et à 4,2 milliards de francs les surcoûts pour la santé. Des études ont montré que des concentrations importantes et durables portent atteinte à la fonction pulmonaire et réduit l'espérance de vie pour cause de cancers des poumons et de maladies cardio-vasculaires.A court terme, les particules fines peuvent aussi provoquer des inflammations aigües des voies respiratoires. Les personnes en bonne santé sont néanmoins moins exposées que les malades chroniques, les fumeurs et les enfants, a précisé Jean-Pierre Zellweger, de la Ligue pulmonaire suisse.Les conséquences immédiates des particules fines ne peuvent pas être prouvées en tant que telles. D'autres facteurs environnementaux et les virus présents en hiver peuvent conduire aux mêmes problèmes de santé, a rappelé le pneumologue. /ATS
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