Meurtre de C. Rey-Bellet: un assassinat prémédité, selon le père

LES CROSETS VS - "C'était un assassinat prémédité": c'est l'avis d'Adrien Rey-Bellet, le père de l'ex-championne de ski Corinne Rey-Bellet, abattue avec son frère Alain dimanche passé. M. Rey-Bellet s'est exprimé pour la première fois depuis le drame.Le mari de Corinne est descendu avec elle de l'appartement de dessus, où elle habitait, raconte le père des deux victimes dans une interview publiée par "Le Matin dimanche". "Il avait demandé que ma femme et Alain soient là. Nous nous sommes croisés. Je lui ai serré la main et suis sorti. Aussitôt après, pratiquement sans mot dire, il a sorti une arme de sa serviette et a tiré", ajoute-t-il.Selon le témoignage de M. Rey-Bellet, il n'y a pas eu de dispute auparavant. Le père de Corinne est pratiquement sûr qu'Alain est mort en voulant protéger sa soeur. "A l'hôpital, ma femme m'a dit qu'elle avait eu la vie sauve grâce au fait qu'elle avait fait le mort. Elle m'a dit: après les coups de feu, j'ai entendu Alain hurler, mais je n'ai même pas osé lui dire 'Arrête !'", souligne-t-il.Toujours hospitalisée, l'épouse d'Adrien Rey-Bellet "souffre d'une perforation des intestins, le foie est touché, le fémur gauche est cassé et l'épaule droite très endommagée", explique son mari. Son estomac a recommencé à fonctionner. Mais elle est très fatiguée.Quant au petit Kevin, le fils de Corinne, "à deux ans et demi, je crois qu'il va aussi bien qu'il peut aller. Il sent ou plutôt pressent les choses. J'essaie de m'en occuper au maximum et toute la famille nous entoure", confie Adrien Rey-Bellet.Son grand-père ne lui a pas encore dit toute la vérité: "Je lui ai expliqué que sa maman est partie pour un long, long voyage. Et son oncle Alain aussi. Quant à son papa, je lui ai dit qu'il était retourné à St-Gall". "Il est trop petit pour comprendre. J'essaie donc de le ménager", déclare-t-il.S'exprimant sur son beau-fils Gerold Stadler, M. Rey-Bellet dit qu'en son for intérieur, il est obligé de lui pardonner. "A mon avis, il souffrait d'un dédoublement de la personnalité. Il y avait chez lui l'envie de vaincre à tout prix. (...) Un compétiteur. Au boulot jour et nuit. Quelqu'un, probablement, qui n'acceptait ni la défaite ni qu'on lui dise non", dit-il.Il s'était déjà montré violent, relève M. Rey-Bellet, "mais on a toujours essayé d'arranger le ménage. Je crois que Corinne et lui s'aimaient encore. Mais nous, ce que nous avons conseillé à Corinne, c'est de prendre du recul". Le père dit qu'il n'avait pas peur de son beau-fils, "mais ma fille avait peur, oui". /ATS
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