Partis politiques très surpris par la démission de Joseph Deiss

BERNE - Les partis politiques se sont montrés extrêmement surpris par la démission de Joseph Deiss, PDC en tête. Aucun d'entre eux ne conteste le droit du PDC au siège du conseiller fédéral partant.Le PDC qui n'avait pas été informé à l'avance de son départ n'a pas tari d'éloges à l'égard de son ministre démissionnaire. Selon lui, il a accompli un travail excellent au Conseil fédéral et posé de nombreux jalons, notamment l'entrée de la Suisse dans l'ONU et la consolidation de la voie bilatérale.Le conseiller fédéral a donné sans relâche des impulsions aux réformes économiques et une nouvelle importance aux relations économiques avec l'étranger. Il a eu fort à faire avec un gouvernement composé de francs-tireurs. S'ils la regrettent, les jeunes PDC ont dit comprendre sa décision et ont salué son fantastique engagement.Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger l'a décrit à la radio alémanique comme un homme qui ne s'est pas limité aux horizons étroits de son département ou de son parti. Christoph Blocher a salué la clarté, la tranparence et la fermeté des confrontations qu'il a eu son adversaire politique.Pour le président de l'UDC Ueli Maurer, "Joseph Deiss n'a pas eu de succès dans sa carrière de conseiller fédéral", selon lui. Il est un ministre "sans couleur et sans force".Le Parti socialiste (PS) dresse un bilan en demi-teinte des sept ans de Joseph Deiss au Conseil fédéral. Ce dernier perd une personnalité du centre, tenante de la collégialité, selon le président du PS Hans-Jürg Fehr. En revanche, le PS aurait attendu une action plus déterminée contre le chômage des jeunes et pour des places d'apprentissage.Quant aux radicaux (PRD), ils disent avoir bien travaillé avec M. Deiss. Il y a encore beaucoup de "chantiers ouverts" dans son département, a dit Fulvio Pelli, président du PRD qui pense que le ministre aurait bien voulu terminer ces chantiers".Et de citer la politique agricole, la politique économique extérieure et la croissance. Il laisse de "lourds dossiers" à son successeur, a encore dit M. Pelli.Pour les Verts, cette démission est tactique en vue des élections fédérales. Le PDC a déjà pratiqué cette stratégie par le passé, selon la présidente du parti Ruth Genner. Joseph Deiss ne s'est pas véritablement profilé, ni en tant que ministre des affaires étrangères, ni en tant que ministre de l'économie, estime Ruth Genner. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.