Pascal Couchepin veut limiter la hausse des primes maladie

BERNE - Pascal Couchepin veut limiter la hausse des primes maladie à moins de 3% par an au cours des cinq à dix prochaines années. Pour y parvenir, le ministre de la santé propose de créer un, deux ou trois centres de compétence pour les maladies graves.Ces "pools pour les hauts risques" soigneraient les personnes atteintes de maladies comme le cancer, le sida ou le diabète qui nécessitent un traitement de haute qualité très coûteux, explique Pascal Couchepin dans "l'Hebdo", car la qualité peut générer des économies, affirme-t-il."Un médecin qui travaille tout seul n'est pas forcément au courant des dernières innovations: il risque donc de multiplier les précautions, et donc les examens inutiles, car il manque de sûreté dans le traitement", note le conseiller fédéral.La gestion de ces maladies devrait donc se faire sous la surveillance d'un centre de compétences qui suit de près le traitement par les médecins habituels et qui provoque des échanges d'expériences. Grâce à cette synergie, on parviendrait à une meilleure qualité de soins, et par là même à des économies, selon le Valaisan.Les cercles de qualité sont également une "excellente innovation", ajoute M. Couchepin. Existant déjà dans le canton de Fribourg, ces cercles réunissent médecins et pharmaciens qui rediscutent de l'usage des médicaments. "Je réfléchis à la possibilité de les encourager sans les rendre obligatoires", déclare le chef du Département fédéral de l'intérieur.Enfin, Pascal Couchepin prône la création d'une épargne individuelle défiscalisée qui servirait à financer ses propres soins durant la vieillesse. Cette idée de pilier dit "3c", qui pourrait par exemple être alimenté entre 58 et 80 ans et plafonné à quelque 200'000 francs, a été reprise la semaine dernière par le Conseil des Etats qui a chargé le gouvernement de l'approfondir.Le ministre de la santé a en revanche renoncé à limiter le libre choix du médecin, c'est-à-dire de supprimer la liberté de contracter. "Cette mesure entraînerait davantage de concurrence. Je constate pourtant qu'elle suscite un barrage psychologique non seulement dans le corps médical, mais aussi dans l'opinion publique qui en a peur.""Je suis convaincu que ses détracteurs ont tort, mais je prends acte de la réalité politique. Il n'est pas possible de l'introduire immédiatement", concède le radical. /ATS
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