Pascal Couchepin veut que la LAMal reste solidaire

BERNE - Pour Pascal Couchepin, la situation de trois sidéens privés de trithérapie parce qu'ils n'avaient pas payé leurs primes d'assurance maladie est "intolérable". Le ministre de la santé plaide pour un maintien de la solidarité dans l'assurance maladie."Je suis profondément attristé par le cas de ces jeunes, même si je ne connais pas leur dossier", a dit le conseiller fédéral dans une interview publiée par "Le Matin dimanche". Selon lui, chacun en Suisse doit recevoir les médicaments dont il a besoin. C'est la raison pour laquelle des subsides sont accordés à ceux qui ne peuvent pas payer leurs primes d'assurance.Une modification de la loi sur l'assurance maladie (LAMal) permet depuis le début de l'année à l'assureur de suspendre la prise en charge des coûts en cas de non-paiement des primes ou de la participation aux coûts. Cette disposition visait à faire pression sur les mauvais payeurs solvables et ne devait pas concerner les soins essentiels à la survie.Peter Marbet, porte-parole de santésuisse, l'organisation faîtière des assureurs maladie, ignore combien de personnes sont touchées par cette mesure. Il a toutefois relevé que le nombre de procédures de recouvrement pour non-paiement des primes, qui s'élève à 400'000 francs selon les assureurs, est en augmentation. Il confirmait une information de la "SonntagsZeitung".La solidarité entre bien portants et malades, entre jeunes et vieux doit être maintenue, a ajouté M. Couchepin. En revanche, il faut veiller à ne pas encore alourdir la charge des cotisations des jeunes au profit des personnes âgées. Un trop grand déséquilibre pourrait susciter la colère des générations futures.Le ministre de la santé se dit sceptique quant à l'idée de faire payer des primes supplémentaires aux personnes âgées ou de créer une nouvelle assurance pour les soins à partir de 50 ans. Il avait pourtant évoqué l'idée de primes en fonction de l'âge en 2002, alors qu'il était encore chef du Département fédéral de l'économie.Le radical valaisan se félicite de l'augmentation de 50% de la vente des médicaments génériques durant les deux premiers mois de l'année. Ils représentent aujourd'hui 12% de l'ensemble des ventes, contre 8% auparavant. "C'est un premier succès qui témoigne de l'efficacité des mesures que nous avons prises".Depuis le début de l'année, le patient qui ne recourt pas à un générique doit davantage payer de sa poche. Pour M. Couchepin, les génériques sont un "extraordinaire moyen de faire baisser les coûts de la santé sans diminution de la qualité". Le conseiller fédéral estime qu'on peut aussi envisager une augmentation du prix des cigarettes, mais à condition que l'Europe suive le mouvement. /ATS
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