Pour éviter le monopole il faut répartir la médecine de pointe

BâLE - La Conférence des directeurs cantonaux de la santé et les conseillers d'Etat de Genève et Vaud saluent le rapport d'experts sur la médecine de pointe. Il s'agit maintenant de le comparer avec le rapport final de Zurich, annoncé à la fin de l'année.Markus Dürr, président de la Conférence des directeurs cantonaux, relève que le dialogue existe entre la Conférence des directeurs et le canton de Zurich. La conférence aura à prendre position ensuite. Le Lucernois ne veut pas se lier à la date de sa prochaine réunion prévue en mai. "Nous pouvons très bien tenir une session spéciale", a-t-il précisé.Markus Dürr espère une solution politique et non pas juridique, a-t-il encore dit. Sur le fond, il note que le rapport présenté par les cantons de Berne et Bâle-Ville va dans le sens de la volonté de la conférence des directeurs cantonaux: une coordination qui tient compte des centres existants avec certaines concentrations par discipline.Le canton de Zurich reste lui perplexe face aux conclusions de l'expertise commandée par Bâle et Berne, qui ne répond pas aux mêmes questions que l'expertise zurichoise, a dit Martin Brunnschweiler, secrétaire général du département cantonal de la santé publique.Zurich veut savoir qu'elles doivent être les conditions à remplir pour que la médecine de pointe puisse être rentable économiquement tout en gardant un niveau élevé et en restant concurrentielle au niveau international. Bâle et Berne ne se sont en revanche pas préoccupés des critères économique et médical, selon M. Brunnschweiler.Le rapport d'experts convient en revanche bien aux deux cantons romands hébergeant un hôpital universitaire. Leurs conseillers d'Etat soutiennent la solution du réseau. Pour Pierre-Yves Maillard, chef de la santé du canton de Vaud, la répartition de la médecine de pointe dans cinq centres est la voie à suivre.Pour Pierre-Yves Maillard le temps des rapports est bientôt terminé, il faut passer aux décisions. Il espère un retour à la raison des Zurichois, une fois les élections cantonales passées.Son homologue genevois est sur la même longueur d'onde. Pierre-François Unger note que le rapport d'experts publié "correspond à notre intuition issue de la littérature".Le chef de la santé genevoise met l'accent sur l'équilibre entre la nécessité de maîtriser les coûts et celle de préserver la créativité. /ATS
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