Pratiques fiscales: Hans-Rudolf Merz met les points sur les "i"

BERNE - Hans-Rudolf Merz en reste convaincu: la concurrence fiscale est saine et justifiée. Face à la polémique sur les pratiques d'imposition de la Suisse, le ministre a décidé de mettre les points sur les "i" dans une longue prise de position.Les comparaisons entre pays sont passionnantes, mais peuvent s'avérer problématiques, selon M. Merz. Sa démarche vise donc à présenter le système fiscal helvétique et ses particularités, car "les faits aident à éviter les malentendus".La Suisse respecte les règles du jeu internationales et les régimes fiscaux qui y sont appliqués ne sont ni arbitraires ni discriminatoires, relève le conseiller fédéral, faisant notamment référence à une analyse de l'OCDE. Pour lui, le système en place se justifie par des spécificités helvétiques comme la démocratie directe et le fédéralisme.De par l'autonomie fiscale qui leur est garantie, les cantons sont en concurrence les uns envers les autres. Cette concurrence interne est "positive", car elle oblige les autorités à combiner prestations publiques efficaces et taxation modérée. La crainte d'une "ruineuse course à la baisse d'impôts" ne s'est pas vérifiée, à ses yeux.Hans-Rudolf Merz invoque en outre la petite taille du pays et son absence de matières premières. Pour surmonter ces handicaps face à la concurrence internationale, la Suisse doit aussi se profiler au travers d'une politique fiscale attrayante.Pas question dans ces conditions de remettre en question le statut des holdings ou les forfaits fiscaux accordés à certains étrangers qui n'exercent pas d'activité lucrative en Suisse. Ces forfaits, basés sur la dépense, se justifient pour des raisons pratiques et administratives, rappelle le grand argentier. Ce genre de procédé est admis et a aussi cours dans d'autres pays, notamment en Grande-Bretagne. /ATS
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