Procès Swissair: Mario Corti rejete les reproches du Tribunal

BÜLACH ZH - Le dernier dirigeant de Swissair, Mario Corti, a nié à Bülach avoir retardé la mise en sursis concordataire de la défunte compagnie. La procédure a été lancée le 4 octobre 2001, alors que la situation permettait de le faire plus tôt, estime l'accusation.M. Corti a rejeté les reproches du Tribunal, considérant "qu'ils ne reposent sur rien et sont infondés". Selon l'acte d'accusation, l'ancien président du conseil d'administration et patron de Swissair ainsi que la cheffe des finances de l'époque, Jacqualyn Fouse, ont mal préparé la mise en sursis concordataire de Swissair et ont déposé la demande trop tard.La compagnie était déjà en incapacité de paiement le 17 septembre 2001 et aucune garantie des banques ou de la Confédération ne pouvait être attendue. Pourtant, le sursis concordataire n'a été déposé que le 4 octobre, selon l'accusation. Les faits se sont déroulés entre les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et le grounding du 2 octobre.Pour M. Corti, sa stratégie était "réaliste". "Nous avons été forcé d'en arriver au sursis concordataire et au grounding". L'ex-patron de Swissair estime que si on lui avait permis de prendre les mesures prévues, soit la vente de Nuance (boutiques hors taxe) et Swissport (assistance au sol) ainsi que la recapitalisation de Flightlease, le crédit de transition aurait été remboursé à fin 2001.Le public a à nouveau fait le déplacement en nombre pour réentendre les explications de M. Corti et la première audition de Mme Fouse. Les deux anciens responsables de Swissair doivent répondre de gestion déloyale et gestion fautive. /ATS
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