Rue du Stand à Genève: le maire éprouve un sentiment d'injustice

GENÈVE - Avec le recul, le maire de Genève éprouve un sentiment d'injustice lorsqu'il analyse l'affaire de l'immeuble de la rue du Stand. Manuel Tornare ne comprend pas que l'enquête disciplinaire ouverte par l'Etat englobe tous les membres de l'exécutif. "Il y a eu volonté de faire porter le chapeau aux cinq membres du Conseil administratif alors que ce dossier a été géré essentiellement par MM. Ferrazino et Muller", a déclaré mercredi Manuel Tornare dans une interview au quotidien "Le Matin". "On sait que certains conseillers d'Etat ne sont pas favorables à la Ville", a ajouté le socialiste. Il a rappelé que lors de scandales comparables, à l'Office des poursuites et faillites ou à la Banque cantonale de Genève, seuls les magistrats responsables des départements concernés "ont dû rendre des comptes". Selon lui les médias ont également joué un rôle important dans l'ampleur du scandale. "Des personnalités politiques, mais aussi des journalistes ont envie de torpiller la Ville", a-t-il estimé. "Pour moi, l'histoire du Stand est surmédiatisée. Je l'ai dit: des erreurs ont été commises et il faut présenter des excuses aux citoyens pour cela. Mais il n'y a pas eu de malversations ou de détournements comme dans l'affaire de la Banque cantonale de Genève", a encore déclaré le maire. L'acquisition par la Ville de Genève de l'immeuble du 25 rue du Stand fait l'objet d'enquêtes pénale, administrative et disciplinaire. La municipalité a déjà déboursé quelque 38 millions de francs pour un objet immobilier dont l'estimation par des experts varie de 16 à 27 millions de francs. /ATS
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