Sécurité intérieure: la Suisse pas à l'abri de la menace islamiste

BERNE - La Suisse n'est pas à l'abri d'attentats islamistes, selon l'Office fédéral de la police (fedpol). Aucune menace concrète n'a été décelée. Mais la récente évolution de l'idéologie djihadiste rend de plus en plus possible des attaques locales.Une nouvelle forme de menace est apparue avec les attentats de Londres. De petites cellules sans liens avec Al-Qaïda se créent en de nombreux endroits et sont prêtes à passer à l'acte dans leur environnement, note le rapport 2005 sur la sécurité intérieure publié mardi par fedpol.Ces cellules répondent au traité rédigé par Mostafa Sitmariam Nassar. L'idéologue syrien y appelle tous les musulmans du monde à commettre des actes terroristes contre les Etats européens coopérant avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.Rien ne permet de conclure que la Suisse est une cible primaire. Mais la décentralisation du combat djihadiste rend les attentats en principe possibles partout. Or la Suisse fait partie de la zone d'opération en Europe et des terroristes djihadistes pourraient y séjourner, selon le rapport.Les islamistes peuvent en outre être confortés dans leurs projets par des accusations contre la Suisse, telles celles lancées par un ancien colonel de police égyptien arrêté à Genève.Autre menace mise en avant par fedpol: la volonté de certains de radicaliser la société musulmane. C'est notamment le cas des tenants du wahhabisme, un Islam radical et puritain originaire d'Arabie saoudite.Pour prévenir des actes violents, le rapport plaide pour un renforcement des moyens des services de renseignements, comme l'ont fait la plupart des Etats européens.Pour le reste, le rapport fait le point sur les autres menaces pour la sécurité intérieure. Comme chaque année, l'extrémisme de droite figure au nombre des points chauds. Les membres de tels groupes a augmenté de 1000 à 1200.A l'extrême gauche, fedpol constate une propension croissante à accepter l'éventualité de lésions corporelles. Le nombre d'activistes est estimé à quelque 2000 personnes.Côté hooligans, le noyau dur des fauteurs de troubles comptait quelque 400 personnes en 2005, auxquelles s'ajoutent environ 600 personnes prenant occasionnellement part à des débordement violents. Ces groupes non organisés ont représenté la menace sécuritaire la plus importante. /ATS
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