Soutien surprise du PS au référendum contre la 5e révision de l'AI

MUTTENZ BL - Les délégués du PS suisse ont créé la surprise en acceptant de soutenir le référendum contre la 5e révision de l'AI. Ils se sont par ailleurs prononcé en faveur de contrats d'intégration contraignants pour les migrants.Lancé par de petites organisations de handicapés, le référendum contre la nouvelle révision de l'AI reçoit un soutien grandissant. Après les Verts, les quelque 200 délégués du PS suisse réunis à Muttenz (BL) en présence du conseiller fédéral Moritz Leuenberger ont accepté une proposition de diveses sections - notamment de Genève, Vaud et du Tessin - demandant que le PS soutienne les référendaires.Par leur décision, les délégués ont désavoué le président du PS suisse, qui a répété que selon lui "le référendum constitue une erreur politique". Hans-Jürg Fehr est d'accord que la 5e révision de l'AI "n'est pas bonne", mais il estime qu'un référendum n'a aucune chance devant le peuple. "Et l'UDC aura une nouvelle occasion de tirer à boulets rouges sur les faux invalides."Contrairement aux Alémaniques majoritaires, les délégués latins ne voulaient pas obliger les migrants à signer des contrats d'intégration, dans lesquels ils s'engageraient notamment à apprendre la langue locale. Pour les Latins on ne peut pas obliger quelqu'un à s'intégrer, on peut seulement l'y inciter en mettant en place des structures d'accompagnement adéquates, comme le fait par exemple le canton de Neuchâtel.Le vice-président du PS suisse a appelé ses camarades à "sortir de l'angélisme à l'égard de Christoph Blocher. Il faut lui dire que dans les autres pays au monde, lorsque la délinquence des jeunes augmente, c'est le ministre de la justice qui est tenu pour responsable!" "En matière d'intégration, l'UDC n'est pas le pompier qu'il prétend être, c'est l'incendiaire", a renchéri Hans-Jürg Fehr.A la quasi unanimité, les délégués se sont également exprimés contre les dispenses de cours pour des raisons religieuses et en faveur de l'enseignement des langues maternelles des migrants au sein des écoles. Les autres mesures proposées dans le papier de position n'ont pas suscité de débat.Enfin, les délégués ont décidé à l'unanimité de soutenir l'initiative populaire de gauche "pour une caisse maladie unique et sociale" soumise à votation le 11 mars 2007. Ils y voient une solution pour freiner la hausse des coûts de la santé. /ATS
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