Suisses plus critiques qu'il y a 10 ans face au système éducatif

BERNE - Les Suisses se montrent plus critiques qu'il y a dix ans face au système éducatif. Une enquête menée l'an dernier fait apparaître le besoin de réforme. Pas au point toutefois de privatiser les écoles, même si cette solution extrême fait des émules.Les Suisses restent à près de trois contre un convaincus que l'éducation et la formation "sont nos meilleurs investissements pour l'avenir". Mais par rapport à une enquête similaire menée en 1996 par l'institut gfs-Zurich pour le programme de recherche Univox, ils sont deux fois plus nombreux à ne plus être convaincus de cette affirmation.Plus d'un Suisse sur deux est d'avis que l'école forme trop de jeunes incapables d'affronter la vie. Par rapport à 1996, cette part a surtout explosé chez les Romands qui sont 75% à procéder à ce constat, contre 44 il y a dix ans.Sur les quelque 700 personnes interrogées, dont un quart en Suisse romande, 70% estiment qu'il n'y a pas assez de discipline à l'école. Ils n'étaient que 59% dix ans plus tôt.Alors qu'au milieu des années 90, les avis sur les coûts de l'éducation étaient très partagés, il est clairement apparu l'an dernier qu'elle coûtait trop cher. C'est ce que pensent 58 % des personnes interrogées (45% en 1996), 36% estimant le contraire (44%).Il n'est donc pas étonnant qu'il se dégage de l'étude un besoin de réforme. Seules 18% jugent que le système éducatif suisse est bien comme il est, contre encore 26% en 1996. Les autres pensent qu'il saura s'adapter (36%), qu'il lui faut d'importantes réformes (28%) ou qu'il est à repenser (11%).L'étude relativise toutefois les capacités d'adaptation de l'école publique. Près de sept sondés sur dix pensent qu'elle est trop rigide pour s'adapter rapidement aux conditions et aux besoins qui changent. Ils n'étaient que 45% en 1996.Les positions n'ont pas varié pour souhaiter que la Confédération fixe des règles générales valables pour toute la Suisse. Plus de trois quarts le demandent, ce que confirment les recommandations de vote en faveur des articles constitutionnels sur la formation soumis au peuple le 21 mai, qui donnent plus de compétences à Berne.Favorables à des réformes, les Suisses ne sont en revanche pas prêts à aller jusqu'à privatiser l'enseignement public. Selon le niveau scolaire concerné, la privatisation ne trouverait le soutien que d'un Suisse sur quatre au mieux, contre un sur cinq en 1996. /ATS
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