Une double alerte à la bombe crée le chaos à Genève

BERNE - Une double alerte à la bombe a créé le chaos en pleine heure de pointe à la gare Cornavin à Genève et dans le centre commercial Globus. La gare et le grand magasin ont été entièrement évacués. Des milliers de voyageurs ont subi des retards.Si aucun explosif n'a été découvert, la menace a été prise au sérieux par la police. De mémoire de Genevois, jamais la gare n'avait connu un tel bouclage, que ce soit par l'ampleur du périmètre fermé ou par sa durée, deux heures et quart entre 18h15 et 20h30.La menace a été jugée assez crédible pour entraîner un bouclage complet des zones concernées. A 18h00, la gare, bondée de pendulaires, a commencé à être évacuée. Les trains au départ de Cornavin ont été stoppés, ceux à destination de Genève ont été arrêtés à Lausanne.A 18h15, la gare était entièrement vidée de ses voyageurs et des gens travaillant dans le vaste bâtiment, dont la rédaction du journal "Le Temps". La police est alors intervenue pour procéder aux contrôles d'usage. A la gare, 50 policiers dont une équipe de déminage avec deux chiens spécialisés ont été mobilisés, a indiqué le porte-parole Philippe Cosandey.Pendant ce temps, des milliers de voyageurs n'ayant pas pu prendre leur train et de badauds se pressaient le long des cordons de sécurité. L'alerte a été levée vers 19h15 au Globus, dont les quatre étages ont été passés au peigne fin sans résultat.Seul un sac à dos suspect, abandonné dans un train resté à quai, a donné lieu à quelques craintes. Les démineurs y ont détecté la présence de composants électroniques qui se sont ensuite révélés inoffensifs. Le contrôle a pris fin à 20h10. La gare a été rouverte à 20h30 et le trafic ferroviaire a pu reprendre un quart d'heure plus tard.D'après les CFF, une quarantaine de trains ont été annulés. Le roulement des trains a été perturbé sur l'ensemble du réseau CFF. Le chaos et les retards dus à cette situation ont touché environ 30'000 voyageurs à Genève et ailleurs.La police genevois a ouvert une enquête pour retrouver l'auteur de l'appel anonyme, survenu alors que les forces de l'ordre étaient en état d'alerte suite à des menaces d'attentats susceptibles de viser le siège de l'ONU à Genève entre jeudi dernier et mardi. Selon la police, il n'est pas possible d'établir une quelconque corrélation entre ces menaces et la fausse alerte à la bombe. /ATS
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