Des jours meilleurs pour la Clinique Le Noirmont

clinique Le NoirmontLa Clinique Le Noirmont remonte la pente. Après un millésime 2009 difficile, l’établissement de rééducation cardiovasculaire situé à Roc-Montès a retrouvé un équilibre l’an dernier en nombre de patients. Il boucle toutefois l’exercice avec une perte financière de 75 000 francs.

Lors de l’assemblée générale qui a eu lieu vendredi, le directeur Cédric Bossart a aussi rappelé les nombreux projets mis en route l’an dernier, notamment le « pavillon en mouvement », qui deviendra le plus grand fitness médicalisé du pays dès le mois de septembre. La Clinique a aussi développé ses activités dans la psychosomatique (traitement des personnes dépressives) avec un résultat probant (100% de succès).

 
« Le diabète sera la maladie du XXIe siècle »
 
La Clinique a mis sur pied un module de réadaptation ambulatoire pour les diabétiques. Cette diversification est primordiale selon le médecin-chef adjoint Eric Gobin car « le diabète sera la maladie du XXIe siècle. L’Homme devient de plus en plus sédentaire et les conséquences sont l’obésité et le diabète. Il faut éduquer les gens pour qu’ils mangent et bougent mieux, et ce dès le plus jeune âge ».
 
 
Une nouvelle « excellentissime »
 
Le principal défi qui attend la clinique cette année est l’arrivée, au premier janvier 2012, du libre choix de l’hôpital pour le patient. Et c’est « une excellente nouvelle » selon Cédric Bossart. Le directeur estime que sa clinique sera d’autant plus compétitive car ses prix sont bien meilleurs marchés que les cliniques publiques. « Une journée chez nous coûte 314 francs cette année. Dans un établissement public, c’est presque le double ». Les prix seront toutefois augmentés d’environ 20% l’an prochain pour « faire face au caractère beaucoup plus malade de nos patients. Avant, nous faisions uniquement de la rééducation, aujourd’hui nous devons prodiguer des soins hospitaliers. ». Ce changement notoire a été constaté de manière claire l’an dernier ce qui inquiète le Dr. Gobin : « Les hôpitaux libèrent leurs patients de plus en plus vite pour rester dans leurs budgets. C’est une dérive inquiétante. On vise le court terme. Il faut que les assurances et les politiques se posent les bonnes questions ».
 
 
Médecin-chef, la perle rare se fait attendre
 
La recherche d’un médecin chef de la Clinique n’a toujours pas abouti. L’intérim est assuré par le Dr. Eric Gobin depuis le mois de février suite au départ du Dr. Michaël Lefkovits. Selon Cédric Bossart, « les Franches-montagnes sont une région merveilleuse, mais ça retient quand même des candidature urbaines. Nous avons eu dernièrement un candidat exceptionnel qui venait de Fribourg-en-Brisgau mais sa famille n’a pas voulu déménager. L’aspect géographique pose un problème. ». Les recherches se concentrent sur une personne germanophone, plus de la moitié de la clientèle parlant l’allemand. /clo
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