Condor pourrait renaître de ses cendres

L’entreprise Condor à Courfaivre a un nouveau propriétaire. Selon une information de notre rédaction, l’ancien actionnaire et dirigeant Rainier Biétry est en possession d’une option d’achat de la société. Concrètement, il devient propriétaire de l’entreprise, mais il a le droit de se retirer si la situation est trop catastrophique. L’homme d’affaire va maintenant évaluer la situation, les comptes et le potentiel. Il prendra sa décision définitive dans environ un mois. Si les activités devaient reprendre, cela resterait dans le domaine de l’aviation. "Un secteur d’activité que je connais bien", précise le nouveau propriétaire.

 
Les russes se retirent de Courfaivre
 
Rainier Biétry a accepté de revenir aux commandes à condition que les actionnaires renoncent à la majeure partie de leur créance, et qu’il soit seul propriétaire de l’entreprise: "Ce n’est pas toujours simple de travailler avec les Russes. La distance et leur grand pouvoir financier peut compliquer la tâche. Je préfère être seul, évoluer modestement mais sûrement, et être libre de mes décisions sans dépendre d’investisseurs étrangers".
 
 
Pas de faux espoirs, mais des responsabilités à établir
 
Le nouveau propriétaire de Condor ne veut pas non plus susciter de faux espoirs. Pour lui, il est prématuré de dire que l’entreprise est sauvée. La situation actuelle est catastrophique: la société est surendettée, le tiers des machines a été vendu et il ne reste plus que trois employés, dont deux ne seront plus là d’ici trois mois. Une nouvelle équipe devrait donc être mise en place.
 
Mais il y a une lueur d’espoir: Rainier Biétry a déjà contacté plusieurs clients qui se sont montrés ouverts à retravailler avec Condor si l’entreprise réglait ses problèmes. Pour le nouvel actionnaire, "la vraie valeur de Condor, c’est son nom, son histoire et quelques projets qui sont toujours dans les tiroirs". Si vraiment l’entreprise ne pouvait pas redémarrer, il reste les locaux et un site industriel à gérer, ce qui pourrait attirer de nouvelles sociétés.
 
Quoiqu’il arrive, Rainier Biétry tient aussi à refaire l’historique. "Il y avait beaucoup d’argent dans cette société. On veut savoir où sont les responsabilités. Avec tous les échos qu’on a entendus, la région veut savoir ce qui s’est passé chez Condor". /cad
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