Les «Sauvages», une tradition ancestrale

Vendredi soir, c’est la pleine lune…et comme c’est la dernière avant carnaval, elle rime avec la sortie des «Sauvages» au Noirmont. Les hommes des bois couverts de sapin iront affronter les jeunes filles du village et jetteront dans la fontaine celles qui oseront leur crier «Connu»!
 
Cette tradition ancestrale n’a pas toujours existé au Noirmont. Elle a été remise au goût du jour il y a une vingtaine d’années par un artiste peintre d’origine bâloise établi dans le Jura depuis quarante ans, Jürg Gabele. Ce dernier s’est inspiré d’un mémoire universitaire sur l’histoire de carnaval signé Laurence Marti, historienne originaire de Bévilard. Jürg Gabele a découvert que plusieurs traditions avaient été perdues par la population indigène et parmi elles, celle des fameux «Sauvages».
 
Une origine celtique ?
 
La tradition est ancestrale. Le «Sauvage» représentant les forces de la nature et il a aussi un côté social et anarchique. Dans l'histoire, le «Sauvage» prenait la nourriture que les riches avaient en trop pour la livrer aux pauvres. "A la base, explique Jürg Gabele, la fête de carnaval vient d'Italie mais ici dans la région, il y a aussi une culture celtique et sans doute qu'il existe encore des fragments de cette culture-là."
 
Pas qu'aux Franches-Montagnes
 
Cette tradition n'est pas propre au Noirmont selon les recherches effectuées par l'artiste établi aux Pommerats. "Avant la Révolution française, il y avait aussi des «Sauvages» en Ajoie et à Delémont. Il y a d'ailleurs toujours une fontaine où l'on y trouve un Sauvage. Le symbole est là, mais je crois quand même que la tradition était dominante dans les Franches-Montagnes. Ici en haut, le mot sauvage réveille beaucoup de fantaisies..." /clo
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