La police cantonale bernoise accusée de violation des droits de l’homme

La famille Assilek, soutenue par un collectif, affirme avoir été maltraitée physiquement et moralement par plusieurs policiers à Moutier. Les parents, d’origine tchadienne, établis en Suisse depuis 5 ans, avait reçu deux refus d’entrée en matière suite à sa demande d’asile. Le délai de retour est fixé au 15 décembre.
Les faits reprochés à la police cantonale datent du 27 août. Selon les plaignants, une douzaine de policiers aurait fait irruption dans leur chambre à coucher au petit matin. Ils auraient brutalisé Ahmat Assilek sous les yeux de sa femme enceinte de 7 mois et de son fils de 4 ans.
Selon la procédure, seules les personnes qui résistent à leur renvoi sont susceptibles d’être traitées violemment. Pour Ahmat Assilek, l’usage de la force n’était pas justifié dans son cas. La mère de famille affirme s’être évanouie à leur arrivée à l’aéroport de Zürich. Elle aurait ensuite été trainée sur les escaliers de l’avion par les forces de l’ordre. La famille Assilek n’a pas été renvoyée au Tchad ce jour là car le pilote et les hôtesses de l’avion ont refusé de les prendre à bord.
Une plainte pénale va être déposée. Les plaignants seront défendus par Maître Olivier Steiner. Le comité de soutien va également adresser une demande de réexamen à l’Office fédéral des Migrations.

Le porte-parole de la police cantonale bernoise Olivier Cochet nous a déclaré avoir connaissance de cette intervention qu’il a qualifiée de difficile. Mais il rejette ces accusations de violence. /lc

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