Quatre ans de prison pour délit manqué de meurtre

Le verdict est tombé vendredi dans une affaire de délit manqué de meurtre qui occupait le Tribunal ...
Quatre ans de prison pour délit manqué de meurtre

Le verdict est tombé vendredi dans une affaire de délit manqué de meurtre qui occupait le Tribunal pénal à Porrentruy

Château de Porrentruy Le Tribunal pénal qui siège au Château de Porrentruy a condamné un homme pour délit manqué de meurtre (photo: archives).

Le prévenu qui comparaissait depuis jeudi devant le Tribunal pénal à Porrentruy a été reconnu coupable de délit manqué de meurtre sur sa compagne. L’homme – qui niait les faits - écope de quatre ans de prison ferme. Le verdict a été prononcé vendredi. Le Ministère public réclamait cinq ans et demi de détention alors que la défense plaidait l’acquittement. Les faits remontent à une nuit de juillet 2015 dans le district de Delémont. Ils sont intervenus suite à une dispute dans l’appartement du prévenu, une personne sourde et muette. L’homme était accusé d’avoir emmené de force la victime en voiture dans une forêt où il l’a rouée de coups et laissée pour morte. Plusieurs éléments ont forgé la conviction du Tribunal pénal. Les précisions de François Comte.

 

Du sang sur un couteau et dans la voiture

Le sang a été au cœur de cette affaire, tout d’abord au niveau d’un couteau retrouvé dans l’appartement du prévenu. L’ustensile de cuisine était maculé du sang de la victime et portait les empreintes de l’accusé, ce qui constitue, pour le Tribunal pénal, la preuve matérielle d’une violente dispute entre les deux protagonistes. Par ailleurs, la voiture du prévenu présentait, du coffre au siège passager, de nombreuses traces du sang de la plaignante. Pas de présence de sang, en revanche, au domicile du prévenu ni sur ses habits qui ont été lavés en machine. Pour les juges, quelqu’un a donc inévitablement fait le ménage.

Le Tribunal pénal estime également que les photos des blessures de la plaignante attestent des coups dont elle a été la cible et témoignent de la violence des faits.

 

La jalousie pour mobile

Quant au mobile, pour les juges, il tient à la jalousie « quasi maladive » du prévenu, selon les mots du président Pascal Chappuis, d’autant que le meilleur ami de l’accusé lui avait avoué une relation avec sa compagne quelques jours avant les faits. Le prévenu avait menacé la victime qu’il préférerait la tuer plutôt que la perdre, selon les déclarations de la plaignante. « Il s’est donné les moyens de tenir sa funeste promesse », a indiqué le président Pascal Chappuis.

A noter encore que le verdict a été prononcé sans la plaignante qui n’a pas assisté à l’audience. Le prévenu a été également condamné à verser 10'000 francs à la victime pour tort moral. Il devra également s’acquitter des frais de justice. Peu après le verdict, l’avocat du prévenu nous a indiqué qu’il n’avait pas encore pris de décision quant à un éventuel recours. /fco


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