Carte blanche : abandon du support physique sur Playstation en 2028 ! Stan pète un plomb !

Cela peut sembler anachronique de s’acharner à voir des disques, DVD ou Blu-Ray sortir alors que tout se numérise. Pourtant la révolte des joueurs Playstation est réelle depuis l’annonce du géant japonais le 1er juillet de cesser la fabrication sur disques de tout nouveau jeu à compter de 2028. Monopole légèrement voilé, plus aucune possession du jeu mais une simple licence d’utilisation révocable, des jeux qui disparaissent parfois subitement, et surtout l’impossibilité d’une concurrence sur les prix de ventes des jeux en digital. L’avenir est sombre et Playstation fait comme si de rien n’était… Pour l’instant, mais Stan prend le micro !

Le monde du jeu vidéo a été particulièrement secoué par deux annonces chocs entre la mi-juin et le 1er juillet. (Photo : Pixabay) Pour sa première carte blanche de la rentrée, Stan revient sur les deux annonces chocs qui ont particulièrement secouée le monde du jeu vidéo cet été. (Photo : Pixabay)

DEUX DÉFLAGRATIONS SANS PRÉCÉDENTS

Le monde du jeu vidéo a été particulièrement secoué par deux annonces chocs entre la mi-juin et le 1er juillet. La première détonation est venue de Rockstar Games, le développeur du jeu le plus attendu de tous les temps : GTA 6. Il sortira bien mi-novembre en boîte mais elle ne contiendra aucun support physique, simplement un code de téléchargement. BOOM ! Moins de deux semaines plus tard, la nouvelle déflagration retentit. Playstation, constructeur de la PS5 et fabricant exclusif des jeux physiques sur ses machines, annonce qu’aucun nouveau jeu à compter de 2028 ne sortira sur un support physique. Uniquement des boîtes avec des codes de téléchargement. BOOOOOOOOOMMMMM !

DES QUASI-MONOPOLES A TOUS LES ETAGES CHEZ PLAYSTATION

A l’heure des plateformes de streaming pour les séries ou les films et des abonnements parfois très onéreux, le jeu vidéo propose lui aussi depuis bientôt dix ans d’acheter un jeu physique si votre console a un lecteur ou de le télécharger directement sur le Playstation Store. Contre toute attente, dans la plupart des cas les jeux sont vendus au même prix qu’en physique, voire parfois même plus chers qu’en magasins. Playstation revendique une commission de distributeur en plus de celle de fabricant, quand il n’est pas aussi développeur et éditeur du jeu. Et c’est là que se situe tout l’enjeu de sa décision. Playstation a un monopole de fabrication des supports. On doit forcément passer par eux quand on veut fabriquer un jeu. Et c’est cher puisque le développeur ne peut pas faire jouer la concurrence.

Playstation a un monopole d’approbation. On doit respecter un cahier des charges strict pour pouvoir accéder au marché des 90 millions de joueurs jouant sur Playstation 5 et bien plus en ajoutant les autres machines de la marque. Playstation a aussi un monopole de ventes dématérialisées. On ne peut acheter que sur le store Playstation. En annonçant froidement qu’ils arrêtent la fabrication de disques à partir de 2028, ils confirment mettre fin à la possibilité de pouvoir revendre un jeu, de le prêter à un ou une amie et de voir les prix descendre grâce au jeu de la concurrence. Par ailleurs, ils auront tout pouvoir pour vous fermer votre compte online avec tous vos jeux « licenciés » dessus, y compris pour une insulte qui vous aurait échappé pendant une partie de jeu online. L’arbitraire n’est pas loin et certains en ont déjà fait les frais.

LES BOUTIQUES PHYSIQUES SERONT AUSSI PENALISEES

Les boutiques recevront toujours des jeux au format boîte dans leur magasin mais avec l’obligation de le télécharger via un code pour l’acheteur final. L’aberration écologique se justifie pour Playstation car sinon ils savent que les organismes antitrust vont ouvrir des procédures. Et on comprend aisément que les boutiques de jeux vidéos seront pénalisées car elles ne pourront pas négocier les prix comme des conglomérats du type Amazon, Walmart ou Carrefour. Les jeux d’occasions n’auront plus lieu d’exister après 2028 puisque Playstation rend impossible le marché de la seconde main ce qui pouvait motiver de nombreux joueurs à aller dans ces boutiques.

La révolte est forte sur les réseaux sociaux. Le slogan de Playstation FOR THE PLAYERS est détourné quotidiennement en FOR THE PAYERS. (Ndlr : en anglais de « pour les joueurs » à pour les payeurs) Et si Playstation ne revoit pas sa copie, cela pourrait bien devenir FOR THE HATERS car c’est bien la première fois qu’on voit les afficionados aussi remontés contre le géant nippon. /sdu

Stan : "Nous avons besoin d’avoir plein de boutiques, pas de monopoles imposés qui vont nous faire payer les jeux des fortunes."


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