Il suffit parfois d’une odeur pour faire ressurgir un lieu, une personne ou un souvenir que l’on croyait enfoui. Dans sa « Carte blanche », notre collègue Diana Da Costa s’est intéressée à ce sens aussi discret que puissant qu’est l’odorat et aux traces qu’il laisse dans nos vies.
Et si notre rapport aux odeurs fonctionnait comme un parfum ? Dans sa carte blanche, Diana Da Costa distingue d’abord les notes de tête, celles qui nous alertent : le gaz, la fumée ou encore la nourriture périmée. Viennent ensuite les notes de cœur, intimement liées à nos souvenirs. Pour la journaliste, l’anis ramène à l’enfance dans le bistrot de ses grands-parents au Portugal, la noix de coco à une aventure en Guadeloupe et le cuir aux bazars tunisiens. Restent enfin les notes de fond, plus discrètes : l’odeur d’un proche, d’un voisin ou celle de sa maison que l’on redécouvre après une absence. Autant de signatures invisibles capables de réveiller instantanément des sensations et des souvenirs. /rme




