Carte blanche : ces odeurs qui racontent nos vies

Il suffit parfois d’une odeur pour faire ressurgir un lieu, une personne ou un souvenir que l’on croyait enfoui. Dans sa « Carte blanche », notre collègue Diana Da Costa s’est intéressée à ce sens aussi discret que puissant qu’est l’odorat et aux traces qu’il laisse dans nos vies.

Pour la journaliste Diana Da Costa, les parfums les plus précieux ne sont peut-être pas ceux que l’on porte, mais ceux que notre mémoire conserve. (Photo : Pixabay) Pour la journaliste Diana Da Costa, les parfums les plus précieux ne sont peut-être pas ceux que l’on porte, mais ceux que notre mémoire conserve. (Photo : Pixabay)

Et si notre rapport aux odeurs fonctionnait comme un parfum ? Dans sa carte blanche, Diana Da Costa distingue d’abord les notes de tête, celles qui nous alertent : le gaz, la fumée ou encore la nourriture périmée. Viennent ensuite les notes de cœur, intimement liées à nos souvenirs. Pour la journaliste, l’anis ramène à l’enfance dans le bistrot de ses grands-parents au Portugal, la noix de coco à une aventure en Guadeloupe et le cuir aux bazars tunisiens. Restent enfin les notes de fond, plus discrètes : l’odeur d’un proche, d’un voisin ou celle de sa maison que l’on redécouvre après une absence. Autant de signatures invisibles capables de réveiller instantanément des sensations et des souvenirs. /rme

Diana Da Costa : « Je reconnais souvent quel voisin vient de prendre l’ascenseur simplement grâce au parfum qu’il laisse derrière lui, tout comme au bureau, où il m’arrive de deviner quels collègues sont déjà arrivés en suivant leur discrète trace olfactive. »