Piscines, patinoires, salles de sport ou de spectacle : construites à une époque où la croissance semblait sans limites, ces infrastructures font aujourd’hui la qualité de vie de nos communes. Mais leur entretien pèse de plus en plus lourd sur des finances déjà fragiles.
Dans les années 50 et 60, l’avenir semblait radieux. L’industrie tournait à plein régime, la population augmentait et les communes investissaient pour accompagner cette croissance. À Moutier comme à Saint-Imier, on construisait alors les infrastructures nécessaires à des villes que l’on imaginait toujours plus grandes. Puis sont arrivés la crise horlogère, le déclin économique et la baisse de la population. Les habitants sont parfois partis, mais les piscines, patinoires et autres équipements sont restés. Des décennies plus tard, il faut toujours les entretenir et les rénover, avec des moyens qui, eux, se réduisent. Faut-il pour autant fermer ou déconstruire ? Dans sa Carte blanche, Olivier Zahno, journaliste à RJB, propose plutôt de changer d’échelle et de repenser cet héritage au-delà des frontières communales, en partageant davantage son financement et son utilisation. /rme




