Le temps d’un week-end à Anzère avec des collègues, le journaliste Olivier Zahno a rechaussé les lattes. Une journée sur les pistes qui réveille un peu les cuisses mais surtout de merveilleux souvenirs d’enfance.
Un jour de ski par année, ça ne trompe pas. Les cuisses brûlent, le dos se fait entendre et chaque bosse franchie devient une prise de risque inconsidérée. Dans sa carte blanche, Olivier Zahno, journaliste à RJB, raconte ce retour sur les pistes, entre autodérision et amour sincère pour la glisse. Il y a bien sûr les chaussures de ski aussi inconfortables qu’impossibles à porter hors des pistes, la foule dans les restaurants d’altitude, ou encore les files d’attente absurdes.
Et malgré tout, un plaisir qui est resté intact. Car le ski, même cher et bondé, reste une madeleine de Proust pour Olivier. Celle des souvenirs d’enfance, des parents qui ont dépensé argent et énergie sans compter pour transmettre la passion, du père héroïque portant skis et enfants fatigués jusqu’à la voiture en fin de journée ou encore du petit frère avec ses besoins pressants et son appétit vorace.
Aujourd’hui, le temps a passé et les rôles se sont inversés : Olivier Zahno est devenu le « daron », celui qui accompagnera bientôt ses enfants sur les lattes, un peu rouillé mais fidèle au poste. Et au bout de l’effort, comme une récompense immuable et ultime : la saucisse de veau avec la sauce brune aux oignons, ce plat sacré, ce Saint-Graal des sommets enneigés. Comme quoi, avec le temps, la pratique du ski peut changer, les corps et la condition physique aussi, mais fort heureusement, certaines choses demeurent. /rme




