Première femme francophone élue à la tête de Bienne, Glenda Gonzalez Bassi tire un premier bilan de ses débuts à la mairie. Style de gouvernance, défis politiques et enjeux brûlants, elle fait le point sur RJB.
À peine plus de trois mois après son entrée en fonction, Glenda Gonzalez Bassi se dit « encore en phase d’ajustement », mais déjà pleinement investie. La socialiste a pris la suite d’Erich Fehr, qui a dirigé la Ville pendant 14 ans. Une transition naturelle, selon elle, avec des échanges très ponctuels avec l’ancien maire sur des dossiers en cours. Quant à la collaboration avec ses collègues du Municipal, elle est « en construction », souligne Glenda Gonzalez Bassi en référence à la jeunesse du Collège. « Mais j’ai le sentiment que c’est une collaboration qui satisfait aux exigences du traitement des affaires et au niveau relationnel ».
Côté dossiers, la mobilité occupe une place centrale. Le manque de places de stationnement, pointé du doigt par plusieurs acteurs locaux, fait l’objet d’un projet pilote actuellement en préparation. « Objectivement, je n’entends pas cette critique, car nous sommes au-dessus des moyennes en termes de places de parc disponibles. Je pense que le problème réside dans la recherche d’un seul type de places de parc. C’est ça qui donne cette perception du manque », nuance la maire de Bienne.
Autre sujet sensible : les loyers, qui ont augmenté d’environ 35% ces dix dernières années à la cité seelandaise. Même si la marge d’action de la maire est limitée, Glenda Gonzalez Bassi entend défendre une ville accessible pour toutes et tous : « pour y parvenir, nous pouvons collaborer avec les coopératives, qui permettent de stabiliser l’évolution des loyers ». /ddc




