Face à la hausse des loyers et à la pénurie croissante de logements, la Ville de Bienne prépare une nouvelle stratégie. Objectif : accueillir de nouveaux habitants tout en préservant la qualité de vie, la mixité sociale et l’accessibilité des logements. Invitée dans La Matinale, la maire de Bienne, Glenda Gonzalez Bassi, détaille les défis qui attendent la cité seelandaise.
Bienne continue d’attirer de nouveaux habitants. Une bonne nouvelle pour la ville, mais un défi de taille sur le marché du logement.
Selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique, en l’espace de quatre ans (2021-2025), le taux de logements vacants dans la cité seelandaise est passé de 2,37 à 1,37 %, tandis que les loyers moyens, eux, ont progressé de 35 %. Pour répondre à cette pression, le Conseil municipal vient d’approuver un crédit de 350’000 francs pour l’élaboration d’une stratégie du logement qui doit servir de feuille de route pour les années à venir. L’objectif est double : construire davantage tout en préservant la qualité de vie.
Pour Glenda Gonzalez Bassi, maire de Bienne, il ne s’agit pas de choisir entre développement urbain et espaces verts, mais de trouver un équilibre. La Ville entend favoriser une « densification intelligente », capable de répondre à la demande sans bétonner davantage les quartiers. La stratégie prévoit également de renforcer la part des logements d’utilité publique, avec l’ambition d’atteindre 20 % du parc immobilier d’ici à 2035.
Coopératives, nouveaux quartiers, rénovation d’ensembles existants et meilleure utilisation du foncier communal figurent notamment parmi les pistes étudiées. La municipalité souhaite aussi associer les habitants à la réflexion afin de construire des quartiers vivants, accessibles et adaptés aux besoins futurs d’une population en croissance. /rme




