L'Office fédéral de la statistique prévoit un recul de 7% des élèves primaires d'ici 2034 en Suisse, dû à la chute des naissances depuis 2022. Ce mercredi dans La Matinale, Stève Blaesi, chef adjoint de l'enseignement obligatoire pour le canton de Berne, analyse cette tendance pour le Jura bernois, y voyant notamment quelques opportunités.
Comme le recommande l'OFS, Stève Blaesi, aborde avant tout ces projections avec « une grande prudence », soulignant que de nombreux facteurs peuvent influencer ces prévisions. À ce stade, le chef adjoint de l'enseignement obligatoire pour le canton de Berne (OECO) n'a pas encore constaté de baisse significative d'élèves dans la région. Mais le canton dispose déjà d'un système souple avec une directive des effectifs permettant une certaine marge de manœuvre, rappelle-t-il.
Dans une certaine mesure, cette évolution vers moins d’élèves et des classes potentiellement plus petites pourrait même permettre d’améliorer l'enseignement : « On pourrait par exemple avoir dans certains cas un enseignement plus individualisé », explique-t-il. Alors que 4500 postes d'enseignants pourraient disparaître nationalement dans les prochaines années, la région, jusqu’ici épargnée par la pénurie est-elle prête à anticiper les changements pour maintenir la qualité de l’enseignement ? Dans La Matinale ce mercredi, Stève Blaesi explique comment il a accueilli cette projection de l’OFS. Le chef adjoint de l’OECO détaille également comment les écoles de la région peuvent s’adapter à cette nouvelle réalité démographique et quelles pourraient être les opportunités à venir pour l’enseignement obligatoire. /rme




