L'association qui gère Le Singe à Bienne et le Kreuz à Nidau pourrait terminer l'année dans les chiffres rouges. Un printemps 2025 jugé catastrophique et des changements d'habitudes post-Covid mettent en péril son modèle économique sur le long terme.
Le Cartel culturel traverse une période difficile. Cette institution biennoise, pilier de la scène culturelle régionale depuis plus de 40 ans, tire la sonnette d'alarme. Une chute drastique de fréquentation au printemps dernier menace aujourd’hui son équilibre financier. Invité ce mercredi dans La Matinale, Daniel Schneider, codirecteur artistique, pointe plusieurs facteurs : une météo printanière exceptionnelle qui a vidé les salles, mais aussi un changement plus profond des habitudes. « Depuis la période Covid, les gens sont beaucoup moins curieux. Ils viennent rarement découvrir des choses qu'ils ne connaissent pas », explique-t-il.
Pour faire face à cette situation, l'association a lancé fin septembre une campagne de crowdfunding qui se termine le 9 novembre. Cette dernière a déjà récolté près de 29'000 francs sur un objectif minimum de 30'000 francs. « L'idéal serait d'atteindre 40'000 à 45'000 francs pour assurer la fin d'année », affirme Daniel Schneider. Avec son budget annuel dépassant le million de francs, dont 68% sont autofinancé, le KartellCulturel doit également repenser une partie de sa stratégie. Il a notamment réduit sa programmation printanière et réfléchit à de nouveaux formats pour attirer un public différent. Malgré ces défis, le codirecteur de l’association reste optimiste : « On fait du live, on transporte des émotions, l'être humain a besoin de ça », conclut-il. /rme




