Développé il y a une année par Swiss Medical Network, l’assureur Visana et le canton de Berne, le modèle d’assurance VIVA double ses adhérents et maintient ses primes. Le bilan après un an d’existence avec le directeur du Réseau de l’Arc.
Un an après son lancement, le modèle d’assurance VIVA affiche une forte progression avec un nombre d’adhérents doublé en 2025, atteignant plus de 3'000 membres. Cette progression témoigne d'un intérêt grandissant pour ce modèle qui mise sur la coordination des soins et la prévention, se réjouit Alexandre Omont, invité de La Matinale ce mercredi.
Face à cet afflux d’assurés, VIVA a dû s’adapter pour maintenir la qualité de ses services. « C’est un challenge. On a digitalisé et simplifié les processus en interne à chaque fois qu’on en a eu l’opportunité », explique le directeur du Réseau de l’Arc. Grâce à ces améliorations, les gestionnaires de santé peuvent répondre plus rapidement aux besoins des assurés.
Des primes restées stables
L'une des promesses de VIVA était de stabiliser les primes d'assurance. Pari tenu pour 2025 : « Nous sommes la seule assurance qui n’a pas augmenté en Suisse. » En parallèle, l’assurance a introduit de nouvelles pratiques, comme l’hospitalisation à domicile, destinée à réduire la durée des séjours hospitaliers et les coûts associés. « C’est à l’hôpital que les coûts sont les plus élevés. Non seulement on y gagne en qualité et en confort, mais on évite aussi un certain nombre de coûts », précise le directeur. En un an, une centaine de patients ont pu bénéficier de ce service.
Une approche évaluée et appelée à se développer
Le modèle VIVA repose sur un pari à long terme : investir aujourd’hui pour réduire les coûts demain. « Pour les premières années, on est dans la mise en place du système. On mise sur la prévention, et cela devrait aboutir à des coûts moindres », assure Alexandre Omont. Deux centres de recherche, l'Université de Bâle et l'Université de Neuchâtel, ont été mandatés pour évaluer respectivement l’impact médical et économique du modèle.
D’autres régions suisses s’intéressent à cette approche. « Il y a quelques modèles qui émergent aujourd’hui et qui sont directement inspirés du nôtre. Nous avons développé Viva dans d’autres régions, notamment au Tessin, et nous souhaitons étendre le modèle ailleurs en Suisse en 2026. » /ddc




