Tout le monde peut être victime un jour ou l’autre de cybercriminalité. Dans La Matinale ce mercredi, Pierrick Danz, chef de service pour la prévention région Seeland-Jura bernois à la Police cantonale bernoise est venu détailler les mécanismes des arnaques en ligne et les bons réflexes pour éviter de tomber dans le piège.
Usurpation d’identité, fraude, chantage ou logiciels malveillants : la cybercriminalité recouvre aujourd’hui des formes multiples et est en constante évolution. Pour Pierrick Danz, chef de service pour la prévention région Seeland-Jura bernois à la Police cantonale bernoise, le point commun de toutes ces escroqueries reste la manipulation émotionnelle, destinée à court-circuiter la vigilance des victimes. « Dès que l’émotion prend le dessus, la rationalité n’est plus de mise », explique-t-il. Les arnaques aux faux policiers ou faux employés de banque en sont l’illustration parfaite. Après un premier contact, les auteurs installent un sentiment d’urgence, puis mettent leurs victimes sous pression avant de récupérer données bancaires ou biens. « Un mode opératoire structuré qui peut piéger n’importe qui », rappelle Pierrick Danz. Face à la hausse des cas, la prévention, elle, reste centrale. Mots de passe robustes, mises à jour régulières, prudence face aux liens et aux appels suspects : autant de réflexes simples mais essentiels. Et en cas de doute, la police encourage à demander un avis ou à signaler, même en l’absence de certitude. « On préfère une annonce de trop », conclut le policier. /rme




