Dans les dossiers : l’épuisement gagne les médecins hospitaliers

Malgré une légère diminution de leur temps de travail, les médecins hospitaliers restent fortement exposés à l’épuisement en Suisse. Dans une récente étude, plus d’un sur deux affirme se sentir au moins occasionnellement à bout de force. Une situation qui s’explique notamment par le manque de personnel et le poids croissant des tâches administratives.

Pour le Professeur Daniel Genné, médecin-chef de la clinique de médecine interne au Centre Hospitalier Bienne, une des solutions pour lutter contre l’épuisement des médecins hospitaliers serait de rendre leur travail plus intéressant en limitant notamment l’explosion de la charge administrative. Pour le Professeur Daniel Genné, médecin-chef de la clinique de médecine interne au Centre Hospitalier Bienne, une des solutions pour lutter contre l’épuisement des médecins hospitaliers serait de rendre leur travail plus intéressant en limitant notamment l’explosion de la charge administrative.

Le plafond fixé à 50 heures de travail hebdomadaire reste difficile à respecter dans de nombreux hôpitaux. Pour le professeur Daniel Genné, médecin-chef de la Clinique de médecine interne au Centre hospitalier Bienne, le problème tient notamment au manque de personnel disponible pour absorber un volume de travail qui, lui, n’a pas diminué. À cela s’ajoutent les imprévus inhérents au métier et surtout une charge administrative devenue particulièrement lourde.

Le professeur remet par ailleurs en question l’idée d’une pénurie générale de médecins en Suisse : selon lui, le véritable manque concerne surtout les généralistes, alors que le pays reste fortement dépendant de médecins formés à l’étranger. Face à l’épuisement croissant des médecins hospitaliers, Daniel Genné plaide donc avant tout pour une réduction des tâches administratives et une meilleure organisation du travail. Il voit également dans l’intelligence artificielle une piste prometteuse : son service expérimente d’ailleurs actuellement son utilisation pour rédiger les lettres de sortie, avec l’espoir de faire gagner à terme plusieurs minutes chaque jour aux médecins assistants. /rme

Prof. Daniel Genné : « Aujourd’hui, le médecin nourrit plus l’ordinateur que le malade. »


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