Le Grand Conseil a adopté il y a une semaine un postulat sur l’abandon des subventions obligatoires des entreprises à l’Eglise. Cette décision inquiète les institutions religieuses, qui craignent pour les plus démunis
L’abandon de l’impôt paroissial obligatoire pour les entreprises pourrait coûter très cher aux Eglises du canton de Berne. Les députés du Grand Conseil ont accepté la semaine dernière un postulat en ce sens. Il revient donc au Conseil-exécutif d’étudier le projet.
Marie-Laure Krafft Golay était l’invitée de La Matinale ce mercredi. Pour la pasteure à l’Eglise réformée Berne-Jura-Soleure, cet impôt « est une question de solidarité sociale et d’aide au maintien de la cohésion sociale ». Elle rappelle que les subventions des entreprises sont strictement dévolues aux institutions sociales soutenues par les Eglises. Ces dernières consacrent 183 millions de francs par année à des prestations en faveur de la société, soit les trois-quarts de leur revenu global.
Marie-Laure Krafft Golay : « C’est une question de manque d’information de part et d’autre »
Les Eglises au service des plus démunis
Dans la région, les Eglises soutiennent un grand nombre d’institutions sociales et d’associations, comme la cuisine populaire VAGOS, Caritas et ses magasins, la Main Tendue ou encore Regenove pour les personnes en fin de droit de chômage.
A titre personnel, Marie-Laure Krafft Golay est également présidente bénévole de la Villa Ritter à Bienne, association qui propose des animations pour les jeunes. « La Villa Ritter est subventionnée à 53% par les Eglises catholiques et protestantes, ajoute-t-elle. Sans l’impôt paroissial des personnes morales, l’établissement devra fermer plus longtemps ». D’autres associations devront mettre la clé sous la porte.
« Le message évangélique est le message de soutien aux plus petits »
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