Dans les dossiers : la sécheresse met l’agriculture du Jura bernois sous pression

Manque de fourrage, accès à l’eau compliqué, rendements en baisse et trésoreries fragilisées : après un été marqué par une sécheresse exceptionnelle, les exploitations agricoles du Jura bernois commencent à en mesurer concrètement les conséquences.

Président de la Chambre d’agriculture du Jura bernois, Martin Kohli est venu expliquer ce mercredi dans La Matinale, pourquoi la CAJB estime qu’il est nécessaire aujourd’hui d’aller au-delà des mesures d’urgence et de mettre en place un Plan national de résilience agricole. Président de la Chambre d’agriculture du Jura bernois, Martin Kohli est venu expliquer ce mercredi dans La Matinale, pourquoi la CAJB estime qu’il est nécessaire aujourd’hui d’aller au-delà des mesures d’urgence et de mettre en place un Plan national de résilience agricole.

La situation est particulièrement préoccupante pour les exploitations d’élevage, selon Martin Kohli. Invité mercredi dans La Matinale, le président de la Chambre d’Agriculture du Jura bernois explique que depuis le mois de juillet, une partie du fourrage qui aurait dû être stockée pour l’hiver est directement utilisée pour nourrir les animaux. Par ailleurs, dans les alpages, les bêtes ont parfois dû redescendre plus tôt que prévu, faute de ressources suffisantes. À cela s’ajoutent encore les problèmes liés à l’eau, les pertes de récoltes et, progressivement, des difficultés de liquidités.

Face à cette situation, la CAJB demande des mesures rapides, notamment le versement anticipé des paiements directs et des instruments de crédit adaptés. Mais pour Martin Kohli, l’enjeu dépasse largement la seule crise de cet été. La sécheresse révèle selon lui une fragilité plus profonde de l’agriculture suisse, en particulier dans les régions de collines et de montagnes.

Le président de la CAJB plaide donc pour des décisions politiques plus rapides et l’élaboration et la mise en place d’un véritable plan national de résilience, avec davantage d’investissements dans l’eau, les sols et le stockage du fourrage, mais aussi la possibilité pour les exploitations de constituer des réserves sans être pénalisées fiscalement. /rme

Martin Kohli : « En montagne, ce sera toujours plus compliqué de produire. »


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