En pleine période électorale et à l’aube d’une nouvelle législature, le Conseil des affaires francophones de l’arrondissement de Bienne s’apprête à tourner une page. Sa présidente sortante, Ariane Tonon, dresse le bilan et évoque les défis d’un organe clé pour défendre le bilinguisme.
Discret mais central, le Conseil des affaires francophones de l’arrondissement de Biel/Bienne (CAF) veille depuis 20 ans aux droits des quelque 30'000 francophones de la région biennoise. En pleine période électorale et alors que s’ouvrira prochainement une nouvelle législature, l’institution est en plein renouvellement, marquant aussi le départ d’Ariane Tonon après 14 ans d’engagement, dont quatre en tant que présidente.
Dans un territoire officiellement bilingue, le CAF joue un rôle de relais politique auprès du canton de Berne, notamment dans les domaines de la formation, des institutions ou encore de l’accès aux services dans les deux langues. « Rien n’est acquis », affirme Ariane Tonon, rappelant que la vigilance reste de mise, notamment dans les domaines social et sanitaire. Parmi les avancées à signaler ces dernières années, la progression des places d’apprentissage en français illustre bien l’impact concret de l’institution. Mais plusieurs chantiers restent ouverts, comme l’accès aux institutions pour les francophones ou encore la future loi cantonale sur le bilinguisme. À l’heure de ce grand renouvellement, le CAF devra poursuivre son travail de fond dans un environnement complexe, entre communes, canton et partenaires comme le Conseil du Jura bernois ou le Forum du bilinguisme. /rme




