Dans les dossiers : le bio marque le pas, mais reste solidement ancré dans la région

Après des années de forte croissance, l’agriculture biologique entre dans une phase de stabilisation dans la région. Entre dynamique du marché, attentes des consommateurs et défis économiques, le modèle arrive désormais à un tournant.

Le bio continue de progresser en Suisse.  En 2025, le marché a atteint un chiffre d’affaires record de 4,3 milliards de francs, en hausse de 2,8% par rapport à l'année précédente. (Source: KEYSTONE/PETER KLAUNZER) Le bio continue de progresser en Suisse. En 2025, le marché a atteint un chiffre d’affaires record de 4,3 milliards de francs, en hausse de 2,8% par rapport à l'année précédente. (Source: KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le bio poursuit sa progression en Suisse, avec un chiffre d’affaires record de 4,3 milliards de francs en 2025, en hausse de 2,8% par rapport à l'année précédente. Dans le Jura bernois et le Jura, cette évolution s’inscrit dans une dynamique de long terme. Mais après une forte croissance entre 2015 et 2022, la tendance est aujourd’hui à la stabilisation, voire à un léger ralentissement des conversions d’exploitations.

Pour Olivier Girardin, directeur de la Fondation rurale interjurassienne, cette phase de consolidation s’explique avant tout par le marché. « La progression dépendra surtout de la demande des consommateurs », souligne-t-il. Avec près de 20 % des exploitations qui sont déjà passées au bio, une proportion supérieure à la moyenne nationale, le modèle n’est aujourd’hui plus une niche, mais un véritable pilier de l’agriculture régionale.

Reste que plusieurs défis persistent : pression sur les prix, débouchés limités ou encore répartition de la valeur au sein de la filière. Dans ce contexte, la transparence et le lien direct avec les consommateurs apparaissent comme des leviers essentiels. Sans opposer bio et agriculture conventionnelle, Olivier Girardin estime que le modèle a encore « de belles cartes à jouer » à condition bien sûr de s’adapter aux évolutions du marché. /rme

Olivier Girardin : « Les liens directs entre producteurs et consommateurs font partie de la solution. »


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