Après sept années à la direction du Centre de formation professionnelle Berne francophone (CEFF), Cédric Bassin s'apprête à tourner la page. Le directeur général quittera ses fonctions le 31 janvier prochain. Dans La Matinale ce mercredi, le Tramelot revient sur les défis majeurs de son mandat et sur les enjeux qui attendent celui ou celle qui lui succèdera.
À 55 ans, Cédric Bassin reste fidèle à une habitude : changer de défi professionnel tous les six à huit ans. « Une opportunité s'est présentée, je l'ai saisie », explique-t-il. Mais avant de partir, le directeur général du CEFF dresse le bilan d'un mandat marqué par des dossiers complexes. La crise du Covid tout d’abord qui a été l'un des premiers grands défis. Arrivée un an après sa prise de fonction, elle a bouleversé l'enseignement. « Il y a eu un avant et un après », constate le futur ex-directeur général. L'institution a dû déployer en urgence l'enseignement à distance et les technologies numériques. Un changement de paradigme qui perdure encore aujourd'hui.
Le transfert du CEFF Artisanat de Moutier à Bienne constitue l'autre dossier majeur de son mandat. Suite au départ de la cité prévôtoise vers le canton du Jura, il a fallu trouver une solution. « C'était un défi parfois frustrant, parfois passionnant », se souvient Cédric Bassin. À quelques semaines de quitter ses fonctions, le Tramelot reste par ailleurs particulièrement préoccupé par la situation des apprentis. Des jeunes qui font face à des exigences croissantes : maîtrise de plusieurs langues, compétences sociales élargies, connaissances techniques pointues. En parallèle, ils évoluent dans un monde marqué par les crises climatiques et géopolitiques. « Je ne suis qu'à moitié surpris par les chiffres alarmants sur leur santé psychologique », confie-t-il.
Enfin, pour l'avenir, le directeur sortant identifie plusieurs défis. Parmi eux, les réformes des métiers qui s'accélèrent, avec un rythme de cinq ans qui devient difficile à suivre, ou le passage de l'école obligatoire à l'apprentissage qui reste complexe pour les jeunes, confrontés à une multitude de choix professionnels. « À peine arrivés en neuvième ou dixième année qu’on leur demande s'ils veulent faire micromécanicien, polymécanicien ou mécanicien de production. Combien connaissent la différence entre ces trois professions ? », interroge-t-il. /rme




