Les surtaxes américaines et le ralentissement économique frappent l’industrie régionale. À St-Imier, Econorm s’appuie sur la réduction de l’horaire de travail pour préserver la main-d’œuvre qualifiée.
Confrontée à une baisse d’activité de 40 à 50% depuis 2023, l’entreprise imérienne Econorm, active dans les verres saphir pour l’horlogerie et le médical, traverse une zone de turbulences. « Les nouvelles taxes douanières américaines ont freiné drastiquement une reprise qu’on commençait à sentir, et cela nous plonge dans une incertitude assez importante », explique son directeur Anthony Schwab dans La Matinale ce mercredi.
Anthony Schwab : « Quand on parle de réduction des horaires de travail, on ne parle pas d’une absence totale des employés de l’entreprise »
Face à ce contexte, la réduction de l’horaire de travail (RHT) est devenue un outil essentiel pour amortir le choc. « Au lieu de licencier une partie des collaborateurs, on les garde et on les fait travailler à 70 ou 80%. Le reste est compensé par l’assurance-chômage », détaille-t-il.
Pour Econorm, la prolongation des RHT à 24 mois, validée par le Conseil des États la semaine prochaine, représente un soutien décisif. « Cela nous permettrait de préserver une main-d’œuvre qualifiée qu’on ne peut pas remplacer du jour au lendemain. Former un collaborateur prend entre six mois et une année », souligne Anthony Schwab.
Malgré le brouillard actuel, il veut rester confiant : « Notre économie est résiliente et notre région regorge d’entreprises innovantes. Je suis persuadé qu’après cette crise, il y aura une belle lueur d’espoir ». /ddc




