Les rivières et les ruisseaux suisses sont un patrimoine naturel essentiel, mais leur santé reste fragile. La dernière campagne nationale de mesures montre que malgré les efforts, la situation reste préoccupante. On fait le point dans La Matinale.
Près de trois quarts des rivières en Suisse sont dans un mauvais état écologique. C’est le constat dressé par la quatrième campagne de mesures menée en 2023, dans le cadre du programme « Observation nationale de la qualité des eaux de surface » (NAWA). L’objectif est de comprendre l’évolution de la qualité de l’eau en Suisse. Le rapport souligne notamment que l'agriculture, le réchauffement climatique et les micropolluants représentent aujourd'hui les principaux points noirs pour les rivières et ruisseaux. Les poissons et les plantes aquatiques sont ceux qui subissent le plus cette pression, particulièrement là où l'être humain s'est établi et où il exploite intensivement les terrains à proximité des eaux.
Le Jura bernois et le Seeland connaissent, eux, des réalités très contrastées, entre petits cours d’eau encore proches de l’état naturel, comme Le Chaluet ou La Sorne, et d’autres fortement exploités comme le Hauptkanal dans le Seeland. Dans La Matinale, ce mercredi, Irene Wittmer, responsable de la division du laboratoire de la protection des eaux et du sol du canton de Berne analyse ces résultats et détaille les leviers d’action concrets pour améliorer la situation en Suisse et dans la région. /rme




