Dans les dossiers : prévenir plutôt que guérir

L’automédication est au cœur de la dernière campagne de l’Association suisse des droguistes. Une pratique qui présente de nombreux avantages. Le point avec un spécialiste.

L’automédication est au cœur de la dernière campagne de l’Association suisse des droguistes. Une pratique qui présente de nombreux avantages. Le point avec un spécialiste. Laurent Bühler, droguiste, se décrit comme un « digne descendant des druides ». Ce métier trouve en effet ses racines dans la connaissance des plantes médicinales, autrefois appelées « drogues ».

Lorsqu’on attrape un virus ou qu’on souffre d’un petit bobo, on pense généralement à la pharmacie et, si nécessaire, au médecin. Mais on oublie souvent un autre acteur clé du système de santé : les droguistes. Ces professionnels jouent pourtant un rôle essentiel pour notre bien-être. La dernière campagne de l’Association suisse des droguistes (ASD) vise à remettre leur contribution en lumière.

« Nous avons l’opportunité de proposer des solutions d’automédication, explique Laurent Bühler, président de la section romande de l’ASD et droguiste à St-Imier. Nous sommes les dignes descendants des druides, avec le côté herboristerie et le côté médecine naturelle ».

L’automédication : une contribution essentielle pour la santé

L’automédication, qui consiste à traiter des troubles bénins sans ordonnance, séduit un nombre croissant de personnes. « Encourager cette pratique, c’est responsabiliser les gens sur leur propre santé. Les générations précédentes savaient se soigner par elles-mêmes. On se souvient de la fameuse cuillère d’huile de foie de morue. On a des méthodes un peu moins barbares aujourd’hui », plaisante Laurent Bühler.

Les droguistes, qui bénéficient de six années de formation, occupent une place centrale dans ce domaine. Leur expertise permet d’offrir des conseils personnalisés pour choisir des médicaments sans ordonnance ou des remèdes naturels adaptés, selon l’association faîtière.

Contrairement à une simple vente de produits, les droguistes mettent l’accent sur la prévention et l’accompagnement. « Notre métier, c’est aussi de savoir dire quand il faut consulter un médecin », explique encore le spécialiste imérien. Avec leur expertise, ils aident à désengorger le système de santé tout en promouvant une approche responsable, souligne l’ASD. Avec sa campagne, l’association ambitionne de repositionner les droguistes comme des intervenants incontournables dans les soins de santé, tout en rappelant leur savoir-faire et leur rôle préventif. /ddc


Actualisé le