Dans les dossiers : quel bilan dix ans après les fusions de communes ?

Valbirse, Péry-La Heutte, Petit-Val ou encore Plateau de Diesse ont franchi le cap de la décennie. Ces regroupements ont-ils tenu leurs promesses ? Le consultant Michel Walthert fait le point et évoque le projet en cours de Clairval.

Michel Walthert a été plusieurs fois approché par les communes en sa qualité de consultant indépendant. Il travaille actuellement sur le projet de fusion entre Loveresse, Reconvilier et Saules. Michel Walthert a été plusieurs fois approché par les communes en sa qualité de consultant indépendant. Il travaille actuellement sur le projet de fusion entre Loveresse, Reconvilier et Saules.

Plusieurs communes de la région nées de fusions célèbrent cette année leur dixième anniversaire. C’est le cas de Valbirse, de Péry-La Heutte ou encore de Petit-Val, tandis que Plateau de Diesse souffle sa onzième bougie. Pour Michel Walthert, consultant indépendant spécialiste des affaires communales, les raisons qui poussent des villages à unir leurs forces restent les mêmes. « Le canton de Berne a longtemps encouragé les fusions pour réduire le nombre de communes, mais au-delà de l’objectif chiffré, l’idée est de réaliser des économies d’échelle et d’améliorer les prestations offertes à la population », explique-t-il dans La Matinale ce mercredi.

Dix ans après, le bilan des premières fusions régionales est jugé globalement positif. « À Valbirse, il y a eu un renforcement administratif et financier, une amélioration des services et une meilleure attractivité », observe le spécialiste. Les domaines où les bénéfices sont les plus tangibles concernent les infrastructures scolaires, sportives ou culturelles. « Le fait d’être plus grand permet d’offrir une meilleure prestation aux citoyens. »

Mais toutes les tentatives n’ont pas abouti. Le projet de Rondchâtel, porté en 2008, a échoué « pour sept voix seulement à Péry ». De même, le projet d’Erguël dans le Haut-Vallon n’a jamais vu le jour, freiné par la crainte des petites communes de se voir « englouties » par Saint-Imier et par des mentalités parfois trop différentes.

Cette dimension identitaire reste un enjeu central. « L’attachement au village, c’est quelque chose qu’on a dans les tripes. Même si la commune change de nom, on reste avant tout habitant de son village », insiste Michel Walthert. Les projets actuels prévoient donc de maintenir les localités visibles dans la nouvelle entité.

C’est notamment le cas du projet « Clairval », qui vise à regrouper Loveresse, Reconvilier et Saules. Les habitants se prononceront le 30 novembre. « Ces communes collaborent déjà étroitement, notamment sur le plan scolaire. La fusion permettrait de simplifier les structures et surtout de redonner des compétences aux citoyens, qui ont parfois l’impression d’avoir perdu la main avec la multiplication des syndicats intercommunaux. » /ddc


Actualisé le