Le groupe change de visage et s’élargira dès 2026 aux personnes intersexes, non-binaires, trans et agenres. Sa nouvelle co-présidence, assurée par Rachel Comment et Vera Urweider, veut donner plus de visibilité et de poids aux questions d’égalité.
Nouvelle législature, nouvelle co-présidence et bientôt nouveau nom : le groupe parlementaire des femmes du Conseil de ville de Bienne se réinvente. Créé pour « donner plus de poids aux questions d’égalité », il rassemble des élues de différents partis. « C’est très intéressant, car on ne parle pas seulement avec des gens de notre propre fraction », explique Vera Urweider, l’une des co-présidentes, dans La Matinale ce mercredi.
Les priorités restent claires : poursuivre le travail sur les thématiques d’égalité salariale et féministe, mais aussi intégrer davantage les réalités des personnes INTA* (pour personnes intersexes, non-binaires, trans et agenres). « Des personnes non-binaires se sont également présentées sur certaines listes au Conseil de ville. Il était temps de le reconnaître aussi dans le nom du groupe », souligne Rachel Comment, également à la tête de la formation.
À partir de 2026, chaque membre recevra en outre une indemnité par séance, comme les autres commissions. « C’est important que ce travail soit reconnu à sa juste valeur », insiste Rachel Comment. Le groupe bénéficiera aussi d’une visibilité accrue grâce à sa présence sur le site officiel de la Ville.
Pour Vera Urweider, les enjeux restent nombreux : « Les inégalités sont partout, du salaire à la médecine, où la plupart des études sont faites sur des corps d’hommes. » Mais elle voit une force dans la diversité du groupe : « On n’est pas de gauche ou de droite, on est des femmes qui partagent les mêmes problèmes. »
L’objectif est clair : donner une voix collective pour peser sur les décisions du Conseil de ville. « Quand on parle au nom d’un groupe représentatif, ça donne plus de poids et de crédibilité », conclut Rachel Comment. /ddc




